mercredi 3 août 2016

Grandir c'est mourir un peu.

Cette année les vacances ont eu pour moi un parfum teinté d'amertume et de nostalgie. Tout avait pourtant bien commencé. Une visite de mon père que je n'avais pas vu depuis trois ans. J'adore mon père. Avec lui j'ai la sensation que je peux tout faire. Il me donne des ailes et du vent dans mes voiles. Nous nous sommes baladé, nous sommes allés au ciné et puis il y a eu les travaux dans l'appartement. Ma cuisine enfin terminée ainsi que la salle de bain. Mon père à des doigts en or et grâce à lui je me sens enfin chez moi dans ce nouvel appartement. 
Ma maman est aussi passée nous voir. Avec elle j'ai pu me reposer un peu. Soulager mes tensions et surtout quel bonheur de lui parler tous les jours sans passer par le téléphone. Bon elle aime un peu trop faire les magasins d'habillement et moi je déteste le magasinage. J'ai eu quelques moments de solitude perdue entre les chaussures et les lunettes de soleil sans parler des vendeuses à rembarrer quand elles ont voulu me maquiller! Mais sinon c'était bien chouette de sortir sans les enfants avec ma maman comme quand j'étais gamine.
Et puis ils sont repartis tous les deux et la solitude à repris ses droits. Il y a bien eu ma belle famille pendant quelques jours mais j'aurai appris à mes dépends que parfois il faut savoir garder ses distances malgré les liens que l'on croit cordiaux. Ce n'est pas toujours facile d'entendre certaines choses. Ce n'est pas facile d'accepter le jugement de personnes qui se révèlent finalement terriblement "étrangères". Je crois que j'ai définitivement compris ma leçon mais c'était très difficile pendant quelques semaines. Je n'arrivais plus à écrire ou me concentrer sur mon travail. La colère est terrible quand elle ne trouve pas de porte de sortie. Il a fallut que le feu s'éteigne seul et que la compréhension se fasse afin que j'avance à nouveau. 






Heureusement que si on ne choisit pas sa famille on peut décider de s'entourer d'amis précieux qui savent être présent quand il faut. 
Les vacances se poursuivent et j'occupe les enfants comme je peux. Ce n'est pas évident de cumuler le travail, les enfants en vacances et la fatigue. Il faut jongler entre les contraintes d'un bébé de 17 mois, d'une petite chipie de 3 ans et d'un grand de 6 ans. Nous faisons des balades, nous allons au cinéma et puis nous allons un peu à la campagne. Profiter de la forêt, des rivières et des petits villages tous mignons. Les enfants adorent ces découvertes. Ils se prennent pour de grands explorateurs du bout du monde. Le moindre morceau de bois à des allures de crocodile, les oiseaux sont tous des perroquets et il y a forcément des loups dans tous les bosquets de la forêt. 
Ces vacances même loin du bout du monde ont pour moi un goût étrange. Un peu comme si j'arrivais enfin au bout de moi même. Comme si j'atteignais enfin un rivage. Celui de la connaissance de soi et de l'acceptation des autres. Je réalise enfin que le monde est ce qu'il est. Que les autres sont ce qu'ils sont. Que je peux vivre à côté d'eux sans être avec eux. Accepter cela m'a fait grandir et si cela me rend tout de même triste je conçois que c'est maintenant une part de moi. Cette tristesse ne fait pas de moi quelqu'un de triste, elle m'aide à trouver les moments heureux encore plus beaux.
Vraiment je n'oublierai pas cet été 2016. 
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8 commentaires:

  1. C'est drôle de te lire aujourd'hui. Ce weekend, on était en visite dans la famille et cela s'est moyennement bien passé. J'ai ressenti un peu la même chose que toi. Comme tu le dis, la solitude a un petit goût d'amertume mais elle permet de mieux apprécier certains moments.

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    1. Bonjour Estelle <3
      C'est cela un petit gout d'amertume. Une gout amer que l'on a quand on a donné du bon pour recevoir du mauvais. C'est qu'on s'attend toujours à etre récompensé pour ses bonnes actions comme des enfants. Mais le monde des adultes est injuste malheureusement enfin heureusement il arrive qu'on tombe sur de bonnes personnes et c'est de ceux là qu'il faut s'entourer.
      Bisous

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  2. Oui. Mais Regarde les photos... On est là aussi...

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  3. Tellement juste... Ca me parle si tu savais ! Belle prose encore une fois et belle acceptation de soi et des autres.

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  4. Désolée pour les tensions avec ta belle famille...mais que de sagesse dans ton billet. Je tâcherais de m'en inspirer!

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    1. J'avoue que la sagesse est venue après la colère :) Mais oui il vaut mieux laisser les gens se débrouiller avec leur bêtise. Ce n'est pas nous qui allons changer les coeurs <3 Contentons nous d'aimer ceux qui nous aiment!

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Une bouteille à la mare?