jeudi 27 mars 2014

Le point du mari, ma réalité

Il y a trois ans, quand j'ai ouvert mon blog "de maman", j'ai voulu me décharger de toutes mes frustrations passées. Me délester de tous les poids morts afin de mieux avancer.
Je ne voulais pas que ce blog devienne un recueil de nouvelles horrifiques. J'ai donc parlé en premier du fait que j'ai été dans mon enfance souffre douleur de ma classe. Puis j'ai dénoncé les pratiques médicales abusives dans un billet sur mon accouchement et mon épisiotomie.

Je n'avais jamais parlé du point du mari. Trop intime. Trop douloureux. Trop dur a expliquer. Un peu comme le déni de grossesse. On se dit pendant longtemps que c'est peut être de sa faute. Que ça va passer. On a peur aussi. Peur de passer pour une folle. Peur d'être de nouveau accusée de faire peur aux futures mamans...

Aujourd'hui j'ai décidé de vous parler de ce que j'ai vécu. Comment on me l'a fait. Pourquoi. Comment je l'ai appris et les conséquences.

J'ai accouché en 2010 à la maternité de Saint Maurice (banlieue parisienne) de mon premier enfant. Le travail a été long et éprouvant. Pas de péridurale. Des forceps, une épisiotomie, une déchirure et 4 révisions utérines a vif pour trouver les morceaux de placenta restés collés dans mon utérus.
Oui il faut comprendre que quelqu'un a introduit son bras dans mon corps pour fouiller et trouver les morceaux manquant.

Quand vient le moment de me recoudre je m'attends a ce qu'on me fasse une petite anesthésie mais il n'en est rien. En entendant mes cris le jeune homme me dit juste: Vous venez d'accoucher!
Comme ci je n'avais pas le droit d'avoir mal. Je devais donc me taire et supporter en silence. J'aurai bien aimé a ce moment la que mon mari soit Papa Moderne et qu'il lui colle un pain je vous assure!

Après cela rien n'a plus jamais été pareil. Je ne le savais pas mais ce jour là j'ai été charcutée. On a abusé de moi sous mes yeux et je ne le savais pas.


Quand j'ai essayé de reprendre une vie sexuelle après cicatrisation complète cela a été impossible.
Douleur fulgurante comme un couteau qui vous poignarde. Comme une plaie a vif qui vous coupe en deux. Une brulure cuisante intense atroce! Massages, gels lubrifiants... rien a faire!

 Je me décide donc a consulter ma gynécologue et là je tombe des nues.

Elle a constaté que j'avais été recousue très serré et plus étroit que la normale. Une sorte de barbarie qu'elle ne voulait pas nommer. Elle m'a recoupé et recousue elle même dans son cabinet avec une anesthésie locale en espérant réparer les dégâts.

Le nom je l'ai appris plus tard en cherchant par moi même sur le net: Point du Mari.
Une légende urbaine, un mythe sois disant. Des médecins qui recousent plus étroit qu'on était à l'origine afin de contenter nos compagnons. Je ne sais pas ce qui me choque le plus? La barbarie de ces personnes, qui s'arrogent le droit de faire cela sans notre consentement. Ou encore leur obscurantisme total. Comment peuvent ils réellement penser qu'un homme normal et sain puisse trouver cela confortable et agréable de faire souffrir sa femme a chaque rapport sexuel sous prétexte que ça doit être plus agréable pour lui de sentir sa femme plus serrée?  Ces gens sont des tarrés congénitaux et doivent se faire soigner!

Aujourd'hui j'ai une fille. J'ai repris ma vie. Mais mon corps lui restera a jamais mutilé. Ma cicatrice est certes plus large mai les dégâts eux sont irréversibles. Des nerfs en connexion directe avec le clitoris ont été sectionnés. Mal recousus mes chairs ont formé une cicatrice qui me fait mal et qui souvent me tiraille. Ma vie sexuelle ne sera plus jamais la même.

Plus de Pavés chez 

83 commentaires:

  1. Oui j'ai lu ça justement hier , je ne connaissais pas cette pratique, j'ai partagé un article hier que j'ai vu dans le nouvel obs http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1164169-point-du-mari-apres-l-accouchement-je-n-y-ai-pas-cru-jusqu-a-ce-que-je-le-voie.html
    C'est vraiment affligeant ces mentalités de machistes de certains pro de la santé...déjà qu'en temps normal c'est pas évident de se remettre d'une épisio normal, je n'imagine même pas ta souffrance, merci pour ton témoignage <3

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'ai eu du mal a en parler car cela touche au couple et a l'intimité de mon mari aussi. Mais il faut en parler même si c'est dur.
      J'ai lu l'article qui est très juste! J'ajouterai que même des femmes pratiquent cette couture plus serrée. Ce ne sont pas que les hommes.

      Supprimer
    2. Je confirme et même certaines sages femmes. Oui certaines sages femmes !! ou du moins une SF qui me l'a fait ... sauf que manque de pôt j'ai tellement eu mal que MA SF m'a ausculté et a été effrayé par la "boucherie" que j'avais. Elle a du à mon domicile me redécouper pour me recoudre !!
      J'ai eu de la chance rien d'irréversible , j'ai vraiment eu de la chance.

      Supprimer
    3. Oui voilà quand les chairs sont déjà collée il faut redécouper pour recoudre! Heureusement qu'on peut encore sauver quelque chose.
      Moi c'est ma gynéco qui a procédé mais que c'était pénible e humiliant.
      Nous avons de la chance dans notre malheur.

      Supprimer
  2. Aie aie, c'est vraiment quelque chose de terrible. Franchement, je ne comprends pas qu'on puisse faire de telles choses!
    En plus, toi, tu avais subi déjà pas mal, sans péri+révision utérine, c'est des vraies barbares!

    J'ai eu la chance d'éviter les épsio et déchirure à mes 2 précédents accouchements, mais cette révélation faite en pleine grossesse + le fait que je change de maternité (Fontainebleau me manque ^^), me font peur. J'espère pouvoir l'éviter cette fois-ci également.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je ne sais pas si le savoir m'aurait évité la chose mais c'est clair que quand on y va a fond et qu'on leur fait comprendre qu'on ne va pas se laisser faire ils font gaffe! ;)

      Supprimer
  3. Haa voilà qui peux expliquer la parole du gynécologue qui m à vu post accouchement .
    Je venais d accoucher de ma fille avec une grosse déchirure quand on a était transférer dans une autre maternité pour un soucis de santé de la petite . A j+8 le gynécologue de cette clinique à voulut m occulter mais j ai vraiment souffert et lui ai bien fait savoir . La il a regarder mes point en me disant "estimer vous heureuse les point qu'on craquer vous aurez fait souffrir de tout de façon . J ai jamais compris pourquoi mis ton texte pourrais bien expliquer ces mots

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Surement! Ces points sont pas normaux donc ils ont tendance a sauter ou a provoquer des abcès... le fin du fin.

      Supprimer
  4. Je viens d'arriver sur ton blog, un peu par hasard.
    J'avoue que je suis choquée de ce que je viens de lire, choquée de ce que tu as subit.
    Pourtant, je ne suis pas maman, j'attends impatiemment de l'être depuis des années avec l'aide de la médecine. Bref, là n'est pas le sujet, mais tu as eus raison d'exprimer ton ressentie, d'écrire ce que tu as subie, je me fais la réflexion que ce sujet est tout autant tabou, voir plus que l'infertilité.
    J'espère que d'autres en parleront, pour que ce ne soit plus jamais tabou.
    A bientot

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu peux aussi lire le billet de kiki the mum sur le sujet il est excellent!
      A bientôt!

      Supprimer
  5. Oh bah merde alors! Je suis désolée pour toi, ça a du être difficile à écrire!
    Je n'imagine même pas quelle horreur cela doit être, ayant appris l'existence de cela moi-même il y a quelques jours... c'est ignoble.
    Il y a vraiment de sacrés pourritures parmi les hommes.
    Et quand je pense que des médecins aujourd'hui osent dire que ce buzz c'est n'importe quoi, que ce point du mari n'existe pas!
    De la barbarie comme tu dis...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ce qui me choque c'est justement cette volonté de dire que ça n'existe pas alors qu'il suffit qu'on écarte nos cuisses pour vérifier... les preuves sont dans notre chair!

      Supprimer
  6. Je ne connaissais pas cette pratique. Non mais c'est un peu de "l'exicision moderne" (toutes proportions gardées) cette histoire. On mutile le sexe des femmes sans se préoccuper de leur santé tout ça pour soi-disant satisfaire le mari. Sans penser que le père du bébé n'est peut être même pas un mari, justement... Bref, c'est vraiment d'un autre temps et inadmissible.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Surtout que le mari n'a rien demandé du tout et se serait bien passé de ça! Peut être que ce sont les hommes qui devraient monter au créneau cete fois pour dénoncer cela vu que c'est fait en leur nom!

      Supprimer
  7. Incroyable pratique mutilante et débile... Je ne connaissais pas (et heureusement pour moi du coup)...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Mais oui! Heureusement que ce n'est pas systématique! Bises

      Supprimer
  8. C'est horrible... abominable... J'ai été recousue à vif mais simplement parce que j'avais une hémorragie et que la péridurale ne faisait plus effet, il fallait faire vite, pas le choix... et ma gynécologue m'a dit que le travail avait été fait très proprement. Je trouve ça inconcevable, ce non respect pour le confort et la santé des patients. Et surtout, Pruneau était ravi que je sois la première femme non vierge avec qui il a eu une liaison, parce qu'il déteste faire mal, il déteste faire souffrir, et ce genre de pratique ne l'amuserait pas du tout bien au contraire !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Aucun homme sain d'esprit n'aime faire souffrir sa compagne. Il faut être un pervers pour aimer ça :/

      Supprimer
    2. Tout à fait d'accord !

      Supprimer
  9. Je vois que nous sommes beaucoup a ne pas vouloir en parler, puis au final, a denoncer cette mutilation.
    Je viens, tout comme toi, de rediger un article relatant mon histoire.
    J'ai beau l'avoir vecue, ton recit me fait froid dans le dos...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. j'ai lu ton billet et j'ai pleuré. Je comprends tellement bien ta rage après ça. Maintenant comme toi je n'ai plus confiance.

      Supprimer
    2. On ne peut que se revolter.
      Je pense a toutes ses femmes qui ne comprennent pas et qui souffre.
      Je pense aussi a celles qui en ont parler et a qui on a repondu '' c'est psychologique" (ca sent le vecu hein?! >< )
      <3 plein de bisous

      Supprimer
    3. Elles sont nombreuses bien plus qu'on pense. Une amie et en train de réaliser un sondage et les réponses sont édifiantes.
      A croire que recoudre a vif c'est une habitude de plus en plus prise

      Supprimer
    4. Bonjour
      Je tombe sur votre blog à l'instant.je suis choquee....
      J'ai accouché il y a 2 mois et demi et depuis douleurs lors de rapports....j'ai vu ma gyneco hier qui m'a dit "ah bah c le point du mari" et m'a donné une pommade à appliquer...j'espere que ça va passer? Elle n'avait pas l'air etonnee du tout et m'a simplement repondu que ça pouvait arriver, que des fois on recousait à un endroit plus sensible qu'un autre ou proche d'un nerf..... mais ce que je lis me fait peur!

      Supprimer
  10. Je ne connaissais pas cette histoire de "point du mari" mais je ne suis pas étonnée car certaines pratiques lors des accouchements me semblent bien barbares. Le boucher qui m'a accouchée la première fois appuyait comme un dingue sur mon ventre pour faire sortir mon placenta, ce n'était guère mieux...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Et après il va y avoir un médecin ou une Sf qui va débarquer et nous traiter de femmes stupides parce qu'on se plaint :/ Ils ont fait médecine eux... Je crois en plus des examens de connaissances on devrait vérifier leur santé mentale. Comment peut on se dire soignant et faire souffrir ses patients?

      Supprimer
  11. Je suis tombée des nues en lisant ton billet je n'avais jamais entendu parler de ça ! C'est inadmissible ! C'est effrayant !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est tout ça et malheureusement c'est vrai :(

      Supprimer
  12. ohhh c'est terrible! quelle horreur! Ca me donne des frissons cette histoire!
    Comment c'est possible un truc pareil!!!
    Tiens, le mien, beaucoup plus léger: http://www.petits-diables.com/article-mais-bon-sang-portez-vos-bebes-122282458.html

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ouiii je vais rajouter les relais oulala pardon j'ai oublié! Vraiment pardon!

      Supprimer
  13. Je suis de tout cœur avec vous ayant subi la même chose : épisiotomie + révision utérine à vif.. J'avais pas voulu la péri donc comme je faisais la maline pas besoin d'anesthésie hein... J'en pleure encore..pour l'episio, je pense vivre le même scénario, 5 mois après j'ai toujours mal, pendant les rapports c'est insupportable. Je sens bien qu'il y a un problème, ma sf m'avait dit qu'un point était trop serré...donc affaire à suivre.. Depuis que j'ai accouché je suis atterrée de tout ce qu'on nous fait subir. Je ne comprends pas c'est tellement sensé être le plus beau jour de notre vie. Bon courage à vous, en parler c'est déjà un premier pas vers un mieux être.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Malheureusement c'est surement ça. Parfois c'est trop tard il faut attendre un second accouchement pour tenter de corriger :/
      J'espère que celles qui ont été victimes de cela vont pouvoir mettre un mot sur leur douleur et ne plus se faire traiter de folles.

      Supprimer
    2. A mon 2e accouchement j'ai choisi le gynéco d'une amie,connu pour ses "sutures qui ne faisaient pas mal". Il a coupé dans l'ancienne cicatrice et m'a recousue à "sa" façon. Je n'ai plus jamais eu mal. J'ai eu de la chance !

      Supprimer
    3. <3 Je n'ai plus mal mais les sensations... ne seront jamais les mêmes.
      C'est dur a admettre!

      Supprimer
  14. j'ai vraiment mal vécu mon épisio, j'avais la péri pour mon accouchement mais quand on m'a recousu j'ai tout senti et quand j'ai l'ai dit, tout le monde s'en fichait... j'ai eu super mal les jours qui ont suivi, j'ai demandé de la glace, un spray anesthésiant, bref tout ce qui aurait pu atténuer un peu la douleur,... j'ai dû me battre pour qu'on entende ma douleur et qu'on me donne quelque chose d'autre qu'un pauvre doliprane... Quand j'ai insisté sur le fait que j'avais vraiment mal, on m'a juste dit que certains points étaient "trop serrés" mais vu que c'était des fils résorbables on pouvait rien faire pour moi. J'ai souffert pendant plus d'un mois et aujourd'hui 4 mois après ça me lance encore parfois et niveau rapports bah clairement ça a changé bcp de choses et surtout j'ai mal à chaque fois (super quoi -__-).
    Merci pour ton article, l'épisio reste un sujet très tabou, on en parle pas et surtout on la subit la plupart du temps car on nous demande rarement notre avis. Quant au point du mari c'est juste honteux que ça puisse exister.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je ne comprends pas que dans un hôpital ils ne puissent rien faire contre la douleur. C'est un comble!
      Il y a clairement un problème en France à ce sujet!

      Supprimer
  15. Ouille, courage ...
    Je ne connaissais pas du tout, je ne savais pas que ça existait !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'aurai aimé que ça n'existe pas! Merci

      Supprimer
  16. J'ai eu le bonheur de goûter à l'épis ultra douloureuse 2 ans après. Une chance pour moi, je suis sage-femme et lorsque je suis allée voir une gynécologue avec qui je travaillais pour lui en parler j'ai enfin été crue. C'est déjà un sacré soulagement lorsque que l'on est prise au sérieux. J'ai été adressée au service de neurologie perinéale de l'hôpital Tenon. Neuroleptiques et grosse kiné, ma vie s'est bien améliorée même si ce ne sera jamais parfait je le sait.
    Une chose est sûr mesdames ne restez pas seules. La douleur à des répercussions sociales, morales et physiques trop graves pour ne pas en parler. Et si on ne vous croit pas, changez de praticien et n'hésitez pas à signaler au conseil de l'ordre.
    Bien amicalement, Sandra, sage-femme qui faisait déjà très peu d'episio à ses patientes mais n'en fait pour ainsi dire presque plus.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci beaucoup! C'est exactement ça, très dur de se faire entendre. Et quand enfin on est écoutée on se rend compte que malgré tout rien ne sera plus jamais pareil.

      Supprimer
  17. Bonsoir la mère Cane,

    Votre histoire m'a vraiment fait mal au coeur, je suis très touchée ... je ne comprends vraiment pas ce qu'il se passe dans la tête de certains "médecins" qui abusent sans gênes de leur fonction ...

    Dites vous qu'un jour, ils paieront les conséquences de leurs actes c'est certain.

    Je pense très fort à vous, en espérant que ça aille mieux. Beaucoup de courage et garder foi. Gros bisous, Amanda

    amanda.motiki@outlook.fr

    RépondreSupprimer
  18. J'ai eu la chance d'accoucher dans une clinique privilégiant les accouchements naturels, laissant les mères actrices de leur accouchement et non pas spectatrices.
    En te lisant je peux sentir ta souffrance ... et pour cause ! Je ne pensais pas que cela puisse encore être fait ! Je connaissait les abus d’épisiotomies non nécessaires, les césariennes de "libération de salle" et autre ... mais la ! déjà te recoudre sans anesthésie dans un établissement médical où l’accès à cette anesthésie était direct ! Comment expliquer ça ? En tant que mère, que femme je ne peux qu'imaginer ta douleur, physique, moral, sur le moment, et après jusqu'à aujourd'hui encore.
    Ce genre de pratiques ne doivent pas rester impunies et ils payeront un jour leurs méfais

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'espère surtout que maintenant que les choses sont exposées au grand jour ils cesseront ces pratiques barbares. Ce serait bien que les victimes puissent faire reconnaître les traumatismes subis.

      Supprimer
  19. Oh mon dieu... je ne connaissais pas cette barbarie, je suis assez choquée je dois dire...
    Merci d'en avoir parlé, même si ça a dû être éprouvant d'aborder quelque chose de si intime.

    Question idiote : il n'y a aucun moyen de se retourner contre l'hôpital pour le préjudice moral (rapport au refus de l'anesthésie locale, etc) et physique dans ces cas-là ?

    bon, en même temps, j'imagine la galère d'une telle procédure et le côté très "intrusif" qu'elle pourrait avoir....

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Dans mon dossier il n'est même pas stipulé que j'ai subi une épisiotomie...
      Pourtant la cicatrice elle est bien là!
      Oui ils savent se couvrir, ils ne sont pas cons.

      Supprimer
  20. Les recours auprès du conseil de l'ordre et du tribunal administratif sont possibles. Encore faut-il en avoir l'énergie...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il faut l'énergie c'est clair et surtout pour obtenir quelle réparation? Aujourd'hui j'espère juste éviter que ça arrive a d'autres.

      Supprimer
  21. ouch c'est dur de lire ça... je ne sais pas pourquoi tu n'as pas pu avoir de péridurale.. Je n'ai pas eu d'episio ni déchirure lors de mon accouchement. Mais lors de l'IMG, forcément le placenta ne s'est pas décroché, et j'ai eu donc une révision utérine pour enlever tout le placenta. J'étais sous péridurale, et avant de faire ça ils m'en ont remis une sacré dose. Je ne peux pas dire que j'ai eu mal du coup, mais ça a airé hyper longtemps(plus de 30mn), et cette sensation qu'on s'introduit dans toi... C'est horrible. Je me suis dit que je ne pourrai plus jamais avoir de rapport sur le coup. Alors j'imagine ta souffrance... Il faut se dire que ça ne se passe pas comme ça dans toutes les maternités. La tienne est juste a blacklister, vite !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu as eu de la chance de tomber sur de bons médecins heureusement ils sont plus nombreux que les mauvais.
      Effectivement la révision utérine a vif... comment dire. J'ai cru mourir. Ils m'ont mis un masque a oxygène car je criais trop fort. J'ai hurlé,hurlé. Mon mari est sorti. J'avais l'impression d'être dans un film d'horreur.

      Supprimer
  22. Je lis ton témoignage et cela me glace le sang... figure toi que j'ai vécu la même chose !
    A mon 1er accouchement, grosse grosse déchirure, heure à souffrir pendant qu'elle me recoud, des douleurs atroces mais vu de l’extérieur la cicatrice leur paraissait bien mais elle m'avait également recousu à l’intérieur et bien trop serré et sur les nerfs.

    Depuis ce jour mon corps était meurtri comme violé, des douleurs à chaque rapport sexuel comme des milliers coups de couteaux.
    Aucune écoute des médecins et gynecologue, visuellement rien de très grave pour mériter une autre opération et oui en 2 minutes d’auscultation il est difficile de vraiment sentir des douleurs et des brides plus profondes.
    Mon 2e accouchement m'a élargit un peu les chaires...

    Après 5 ans la douleur est plus supportable et m'a blessure psychologique va beaucoup mieux. Mais comme tu le dis la vie de couple ne peut plus retrouver de spontanéité, parce que la peur d'avoir mal reste et il faut se préparer à chaque fois.

    Je suis soulagé et en même temps tellement scandalisé de voir que d'autres personnes ont vécu cette souffrance. Je te souhaite bon courage !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Exactement ce sont ces fameuses brides qui font souffrir des années après!
      On s'habitue a la douleur et à la gêne c'est vrai heureusement.
      Nous sommes nombreuses...

      Supprimer
  23. Tout d'abord j'ai une pensée pour toi pour ce que tu as enduré et endure encore suite à cet acte particulièrement affreux. Et une autre pour ton homme car voir sa femme souffrir c'est plus que désagréable et frustrant quand on ne peu rien y faire ou pas grand chose.

    Première chose, je déteste l'appellation de cette pratique barbare qui se rapproche pour moi de cet autre acte particulièrement affreux qu'est l'excision. Je ne peux même pas comprendre qu'un compagnon ou un mari puisse avoir envie de cela avec les conséquences que cela peut avoir sur la vie de couple par la suite. La vie sexuelle constitue, pour moi, un point important dans une vie de couple. Savoir que ma femme souffre à chaque rapport (et dans sa vie de tout les jours), qu'elle peut avoir envie mais n'ose plus ou alors avec une énorme appréhension qui sera suivi d'un sentiment mêlant douleur pour ma femme et malaise pour nous deux... Quel mari peut avoir envie de cela dans sa vie de couple ? Et je n'ose même pas imaginer le nombre de femmes qui n'osent pas aborder le sujet avec leur conjoint...

    Point du mari ? Je dirais plutôt point du barbare ou du boucher ! Je ne connaissais pas cette pratique et je suis révolté. C'est courageux d'en parler et je regrette qu'on ne trouve pas davantage de témoignages pour que de futurs parents soient informés et puissent prendre les devants durant l'accouchement ou réagir ensuite si on constate un problème.

    Bon courage et continue de partager car c'est en informant qu'on mobilise et qu'on fait bouger les choses !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci! Cela me soulage d'avoir un commentaire masculin. J'avais peur de froisser.
      J'ai eu du mal a en parler justement pour protéger l'intimité de mon époux.
      Pourtant je me décide a parler et exposer tout cela. J'espère que ça servira a quelque chose.

      Supprimer
  24. Merci d'avoir partagé votre histoire, merci d'autant plus que ce n'est pas facile ni évident surtout quand on est niée dans son corps dans un moment aussi important qu'un accouchement.
    J'aimerais juste rappeler un truc (de taille) à toutes celles qui nous lisent : la loi kouchner 2002 stipule clairement qu'AUCUN ACTE MEDICAL ne peut être réalisé sur un patient (majeur) sans son consentement ECLAIRE (sauf urgence vitale, ce qui est rare dans un accouchement, encore plus en post-accouchement).
    Aussi, et étant donné la faible pertinence de l'épisio (30% en gros des accouchées la subissent en France, pour éviter 3 à 5% de situations de déchirures graves, et c'est un des taux les plus haut d'Europe), la loi et votre droit élémentaire en temps qu'être humain, si vous stipulez dès le début que vous ne voulez pas d'épisio (sauf complication grave), mais alors pas du tout, et bien le personnel soignant n'est pas autorisé à vous en faire.
    POINT (de la femme). Idem pour le point du mari. Idem pour tout acte, de la perf, à la péri, aux médicaments, etc.
    Une 'bonne' SF sait qu'il existe des choses à faire pendant le travail (dont massage du périnée, par exemple) pour éviter la déchirure. Et la majorité des déchirure (type 1 et 2) sont préférables à une épisio.
    (tout ce que je vous raconte est sourçable et figure dans plusieurs rapports nationaux sur le sujet).

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Mon second accouchement fut un accouchement de rêve! J'avais pris beaucoup plus de précautions dans mes choix et dans mon attitude. L'équipe a été au top jusqu'au bout et a respecté mon corps. Ce fut une elle revanche.

      Supprimer
  25. C'est complètement fou, j'avais fait un article sur mon accouchement et la couture à vif qui m'a faite hurler de douleur (bien plus que mon accouchement) mais je ne connaissais pas ça... Je me demande quel gynéco peut être assez con pour faire ça, mais il doit y en avoir. Merci d'en avoir parlé, je suis sûre que cela résonnera pour beaucoup de femmes (malheureusement...)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah ça la couture a vif! Quand cesseront ils de faire ça? Pourquoi le font ils?
      C'est dingue. Pour ma fille j'ai eu une anesthésie locale car encore une fois pas de péridurale.

      Supprimer
  26. Eh ben franchement, bravo pour avoir partagé ça. Je n'avais pas connaissance de cette pratique purement abjecte, mais ce genre de témoignage devrait aider à la prise de conscience globale, et j'espère que ça la fera cesser rapidement.

    C'est un truc de dingue n'empêche, j'en reviens pas qu'on puisse s'arroger ce droit comme tu le dis, alors que personne n'a rien demandé. Qu'ils sont sensés savoir les souffrances physiques et morales qui vont en découler (surtout physiques enfin j'sais pas, les gus sont sensés être diplômés. En vrai c'est juste des déchets).

    Grosses pensées. :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci beaucoup. J'avoue je n'assume pas encore totalement ce billet. C'est le plus intime de tous mes billets! J'espère que ça serra utile!

      Supprimer
  27. Mon sang se glace et j'en ai encore des frissons alors que j'ai terminé la lecture de ton billet depuis plusieurs minutes. je suis atterrée par ce que je viens de lire. Le point du mari ? Je ne savais pas que cette pratique barbare existait. Mais qui est ce petit con qui t'a fait subir ça ? Je n'ose même pas imaginer ce que tu as enduré, ce que tu supportes encore. C'est scandaleux, honteux et je suis révoltée que des femmes subissent cette barbarie dans nos hôpitaux. Pour moi, tu as subi une mutilation. On t'a meurtri, bafouée. Cette personne ne devrait plus exercer. Et oui, elle devrait être condamnée pour ce qu'elle t'a fait. Mais je comprends que tu ne souhaites pas engager cette procédure. En tout cas, merci d'avoir partagé ce témoignage douloureux. J'espère que ça aidera d'autres femmes. Toutes mes pensées pour toi !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je ne sais pas qui était ce jeune homme. Médecin, interne ou SF? Il ne s'est pas présenté. Il a juste commencé a œuvrer comme si il faisait cela à la chaîne et que j'était un bout de viande.

      Supprimer
  28. Bonjour, je découvre votre histoire au détour de Hellocoton et j'en ai l'estomac retourné ... Je suis enceinte de 6 mois et je n'avais jamais entendu parlé de cette pratique. Je suis vraiment choquée !
    En tout cas je vous souhaite bon courage et vous envoie tout mon soutien dans votre reconstruction psychologique et physique.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Félicitations! Je te souhaite une merveilleuse rencontre avec ton bébé. Rassure toi tous les accouchements ne sont pas a l'image du mien. Je témoigne d'une pratique certe barbare mais heureusement peu courante.
      Sois sure de toi et de tes capacités. <3

      Supprimer
  29. Je ne sais pas quoi te dire à part que je suis révoltée ! Je ne savais pas que de telles pratiques existaient. C'est honteux !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. On ose difficilement en parler. Il le faut mais c'est très intime.

      Supprimer
  30. Merci pour ton témoignage. J'ai vécu la même chose avec une "belle" couture tellement bien faite que je n'arrivais plus à tousser, éternuer, rire sans que je n'ai l'impression que tout explose dans les jours suivants la naissance de mon aîné jusqu'à ce qu'une sage femme enlève quelques points.
    Mon "mieux être" même si toutes les sensations ne sont pas revenus, je le dois à la déchirure que j'ai eu pour la naissance du deuxième à la maison où je savais que ça allait lâcher. Il était impossible qu'un bébé passe sans que çà lâche tant c'était serré (et je ne parle pas de la gêne et de irritation à chaque rapport entre temps). Je ne remercierais jamais assez ma sage femme qui m'a recousue de manière normale sans trop serré ce qui fait que j'ai pu reprendre une vie "normale" ensuite ....

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est une bonne sage femme! Celles qui m'ont ausculté on refusé d'y toucher. Fils résorbables. Alala c'est tellement stupide quand on y pense de subir tout ça alors qu'on vient de notre plein gré accoucher en maternité. Je me dis parfois qu'on devroit les boycotter pour la forme

      Supprimer
  31. Je ne pensais même pas cela possible en France en 2010, j'en ai le souffle coupé ! C'est ignoble, c'est nier l'intégrité physique de l'autre.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Heureusement que ce n'est pas systématique. Nos cas sont heureusement minoritaires. Mais ils existent. L'idée n'est pas de faire peur mais d'éviter cela a d'autres.

      Supprimer
  32. Je te comprend .. j ai eu un ephisio . Mais avant cela après avoir accoucher je suis rester longtemps les jambes écarter avant d étre recousu . La raison ils arrivaient pas à décrocher une partie de mon placenta. J avait froid je claquer des dents .
    Mais c est inhumain d avoir été recousu plus serrer on n est même plus mettre de son propre corps. Moi on m'a même pas demander si j accepter l ephisio et si on pouvait un et ils et une ventouse!! On maîtrise même plus son accouchement ..

    RépondreSupprimer
  33. Je suis horrifiée. je ne savais pas que ça arrivait... C'est de la barbarie !!!! Pour moi c'est du même accabit que les excisions !
    Pour ma part je n'ai pas refusé l'épisio (par méconnaissance...) mais la clinique où j'ai accouché ne la pratique pas à tout va ! Heureusement... Du coup, j'ai eu une petite déchirure, recousue normalement. Les points ont laché mais ça c'est bien remis sans...
    En tous cas merci pour cet article couraguex (car effectivement intime) qui pourra je pense aider d'autres femmes qui ont vécu la même chose que toi !

    RépondreSupprimer
  34. Moi j'ai subi 2 épisiotomies sur 3 accouchement. Le premier pour un siège, et le srcpn j'avais écris dur mon projet de naissance sue je REFUSAIS l'episio et préférais encore être déchiré... Total le chef-gyneco a quand même dit au S-F homme de me couper (et il connaissait mon projet) !! Pour bebe 3 j'ai préféré la maison... plus confiance :-( Déchiré, ok sur les anciennes cicatrices trop dures mais rien à voir ensuite niveau confort et rapidité de cicatrisation. On nous MENT !!!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oh tu as pu accoucher chez toi! C'est génial!
      Bravo d'avoir eu le courage!

      Supprimer
  35. Je suis horrifiée par ton témoignage, je ne connaissais pas cette pratique. J'ai eu une déchirure suivie d'une révision utérine à la naissance de ma fille, et même sous la péri qui faisait encore un peu d'effet, j'ai souffert physiquement et psychologiquement. Je n'ose même pas imaginer ta douleur.
    Je te trouve très courageuse de témoigner ainsi.
    Grosses pensées

    RépondreSupprimer
  36. Je suis tellement rassurée de pouvoir lire votre témoignage et aussi celui de toutes celles qui vous ont répondu et qui ont vécus quelque chose de similaire (bien que chaque cas soit particulier).
    J'ai accouché de ma fille en 2008 et eu une déchirure. Je pensais qu'on m'avait "bien" recousu puisqu'on me dit que j'ai une "jolie" cicatrice... Et pourtant j'ai très mal pendant toute la période de cicatrisation et le personnel de la maternité d'Aix en Provence me dit que c'est normal et que ça va passer...
    6 mois plus tard j'ai toujours aussi mal et impossible de reprendre les rapports avec mon conjoint. Je consulte plusieurs gynécos (5 différents) et tous me disent que la douleur est dans ma tête !!!! Alors j'essaie de vivre avec et je positive en essayant de m'habituer à cette douleur, en me disant que ça va passer avec le temps... Les rapports avec mon conjoints sont très difficiles car j'ai très mal, alors on essaye de trouver des positions qui me font moins mal... enfin ça ne marche pas trop...
    Jusqu'au jour où je déménage, et je rencontre 5 ans plus tard une sage femme qui me dit que NON la douleur n'est pas psychologique, que ma cicatrice n'est pas belle du tout... Et là je pleure et je ne peux plus m'arrêter : enfin quelqu'un qui me croit et qui me dit que non je ne suis pas folle!
    Et alors les autres gynécos ils ne l'ont pas vus ma cicatrice??? Ou alors ils sont complices de pratiques barbares? Ou quand ils ont affaire à quelque chose qu'ils ne maitrisent pas ils disent que cela vient de la tête de la patiente (donc autrement dit on est folle, on s'invente des douleurs???)...
    Alors ma sage femme me propose de réaliser des "massages" de ma cicatrice pour essayer de la remettre bien en place. Et cela marche, j'arrive à reprendre une vie sexuelle, même si j'ai un petit peu mal parfois, mais comparer à avant cela n'a rien à voir.

    Merci beaucoup à vous tous en cas, car j’espère que nos témoignages vont peut-être faire évoluer les pratiques et les mentalités!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je n'assume toujours pas complètement mon billet.
      Je ne sais pas si il sera réellement utile.
      Je ne sais pas si les choses vont changer.
      Il faudrait que les mentalités évoluent. Que les futures mamans soient mieux préparées et informées et surtout que le métier des soignants soient revalorisé.
      Comment faire du bon travail et avoir de la considération pour ses patients quand on est sois même maltraité?
      Pour ma fille je suis partie dans le privé. J'ai senti la différence.
      Amicalement

      Supprimer
  37. Bonjour, je n'en reviens pas ! j'ai accouché en 1985, j'ai eu droit à tout ce qu'écris l'auteur de ce blog, j'ai même eu droit au "point du mari" sans le savoir et j'en ai souffert pendant longtemps sans savoir, j'ai même eu droit à plus de 15 points cousu à vif car " il n'y avait plus d’anesthésie locale à la Clinique", oui vous avez bien compris ! mais c'était en 1985 ! cela n'excuse rien ! mais en 2014 cette boucherie continue ! Ce manque de compassion et d'Humanité me donne envie de vomir. Je vous envoie mes meilleures pensées à toutes.

    RépondreSupprimer
  38. bonjour,
    je viens de m’apercevoir en lisant votre page que j’avais été victime de cet acte barbare…
    après un accouchement très difficile, je ne voulais pas d’épisiotomie… je ne l’ai pas eu… juste quelques points externes…. tout allait bien.. et puis finalement lors de la « couture » la sage femme, a été affolée, c’était un carnage interne… rien n’aurait pu l’éviter… pendant 4 heures , on a recousue 37points, puis , « décousue »… si, si… car des caillots de sang se formaient en dessous… bref, le 3ème gyneco commençant sa garde, m’a prise en main, et m’a dit, je vais m’occuper de vous, vous avez subi assez de dommage, je vais tout reprendre, prendre mon temps et tout réparer…
    pour moi il était un peu le « sauveur » de cette suite d’accouchement…
    et puis il a recousue la déchirure externe… lors des visites des sages femmes j’ai souvent entendu « oh! un joli vagin de jeune fille, c’est votre mari qui va être content! »
    Moi, je ne comprenais pas ce que cela voulait dire….
    Après les cicatrisations difficiles, je regardais celà au miroir, et je comprenais bien au toucher que quelque chose avait changé….
    au rendez vous avec mon gynecologue pour le suivi, je lui ai parlé de douleur à cette endroit, l’impression d’avoir un « trou » tout petit, qui faisait mal…
    Lui a été très professionnel, et m’a dit tout simplement, que j’avais été recousue trop serré… et que il devait pratiquer un acte chirurgical pour me soulager, que c’était une chose difficile à supporter après le traumatisme de cette accouchement, mais que pour mon futur sexuel ce sera mieux….

    heureusement que mon gynéco m’a prise en main, mais n’a jamais mis de mot là dessus, je m’étais juste dit que les points étaient trop serrés… que la peau devait être trop tendue…et puis en voyant les dessins , je vois bien que si c’est trop serré c’est uniquement parce qu’il y a eu des points en plus volontairement…
    J’ai subi cette mutilation sexuelle, après toutes les déchirures que j’avais enduré…
    aujourd’hui, je mets des mots sur ce geste médical, soit disant pour mon bien! ou pour le bien de mon mari…
    Mon mari a été très compréhensif, et reste à mon écoute… je ne pense pas qu’un vagin plus étroit soit bénéfique pour le couple et pour son accomplissement…

    J’ai pleuré aujourd’hui , parce que je venais de comprendre que toutes ces douleurs, ces souffrances, ces épreuves auraient pu être nuls… que tout cela n’avait été que l’acte d’une personne se voulant « sauveur de la sexualité de mon mari « … il aura été le bourreau de la mienne!

    RépondreSupprimer

Une bouteille à la mare?

Ma visite de l'usine Smoby Toys #blogtrip #jouetfrançais

Connaissez vous les jouets Smoby?  Je pense que nous les connaissons tous un peu. En tant qu'anciens enfants. Comme parents ou g...