mardi 14 novembre 2017

Et si on disait que tout va bien?

Parfois je me demande si j'ai encore envie d'écrire sur mon blog. Je me demande si j'ai encore envie d'être dans le partage, dans l'ouverture. Quand je dis écrire je parle vraiment de parler de moi et de ma vie. Pas simplement vous raconter que j'ai fait ceci ou cela ou acheté un bidule ou été à une présentation presse... Parfois je me demande si je suis encore capable d'être aussi ouverte qu'au début de mon blog... il y a 7 ans. 


Pleins de choses ont changé. J'ai aussi décidé de ne plus raconter l'intimité de mes enfants. C'est clair que c'est moins évident de ne pas se cacher derrière mon rôle de maman. Parler de mes enfants c'était facile. Parler de leur vie, de leur croissance, de mes questionnements c'est facile. Mais quand il s'agit de se centrer sur soi même et de se livrer sans filtres c'est de suite plus difficile. Parce qu'il faut admettre qu'en face on ne sait pas vraiment qui on laisse entrer dans sa tête. 

La question est donc ais je envie de laisser de parfaits inconnus rentrer dans ma vie alors que j'ai si soigneusement fait le tri? Aujourd'hui j'ai tellement verrouillé et cloisonné mon univers que parfois je me demande comment j'en viens à encore tenir ce blog.

J'ai envie de vous dire qu'hier soir j'ai réalisé que j'avais perdu pas mal de poids. Cela me force à réaliser que j'en avais beaucoup prit. Cela me force à admettre que la fille dans le miroir c'est pas celle qu'il y a dans ma tête. Je me vois surement encore comme la fille que j'étais à 20 ans. Pourtant elle est tellement loin cette silhouette. Je suis surement restée coincée dans la faille spatio temporelle la plus sympa. J'ai perdu du poids et je ne peux pas dire que je me sens mieux dans mon corps. Je n'ai jamais été mal dans ma peau. Je me sens seulement moins fatiguée et plus dynamique. J'ai l'impression cependant d'occuper moins de place. Comme si j'étais ratatinée. C'est bête!

Je me suis lancée dernièrement dans pas mal de chantiers de bricolage à la maison. En ce moment je repeins, je ponce, je transforme. C'est terriblement amusant de voir des meubles qui parfois m'accompagnent depuis mon appartement d'étudiante changer jusqu'à devenir méconnaissables. Ils revivent et je suis carrément fière de voir qu'avec de l'imagination et pas mal d'huile de coude on peu embellir son intérieur. Il me reste beaucoup à faire mais j'avoue ralentir volontairement la cadence. J'ai envie de prendre mon temps. De profiter de toutes ces taches.

C'est une autre facette de la nouvelle moi. Je suis plus lente. Moi qui me précipitait pour tout. Qui courrait partout tout le temps. Aujourd'hui je suis plus lente. Je m'autorise cette lenteur. Je prends le temps de penser aux choses avant de les faire. Je prends le temps de faire la chose et surtout je prends le temps d'être satisfaite de ce que j'ai fait avant de passer à autre chose. Je ne lutte plus contre le temps et j'ai appris à considérer les choses une par une plutôt qu'en masse. C'est vraiment appréciable et surtout j'ai l'esprit plus clair.

C'est une chose qui m'est venue naturellement depuis environ deux ans. J'ai vraiment eu besoin d'évacuer mon stress et pas mal de personnes de ma vie. J'ai eu besoin de faire le vide pour mieux me concentrer sur l'essentiel. Savoir qui sont ceux qui comptent vraiment et surtout ne pas être triste de sortir de mon existence ceux qui me polluaient par leur négativité et leurs problèmes récurrents. Une prise de conscience qui ne peut se faire que si on évacue à mon sens la colère.

Je ne suis plus en colère contre moi même et surtout contre les autres. Admettre que le malheur attire le malheur et le fuir j'ai compris que ce n'était que de la survie et pas de l'hypocrisie.
Aujourd'hui j'ai adopté la GreenThérapy. Je jardine pour retrouver mon calme et ma paix.   

2 commentaires:

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