mardi 27 septembre 2016

Quand je me suis découverte infertile

Aujourd'hui si vous arrivez sur mon blog vous pouvez en regardant les photos vous dire (et c'est vrai) que j'ai la chance d'avoir une jolie famille. trois enfants en bonne santé alors que j'ai 33 ans. Vous pourriez penser que j'ai eu mes enfants jeunes et que logiquement je n'ai jamais eu aucun souci de fertilité. Vous pourriez penser que tout à été facile, sur un rail quoi...
Vous savez quoi? Vous vous trompez mais je ne vous en veux pas. Moi aussi je me trompais lourdement. Je vous raconte.

Quand j'ai rencontré mon mari j'étais jeune. A peine 20 ans. Mais lui était plus âgé et puis nous savons tous les deux ce que nous voulions. On s'aimait et pourquoi attendre quand on sait qu'on va être heureux? On s'est mariés trois ans plus tard pour être surs qu'on avait les moyens d'assumer une vie de famille, s'installer... On pensait déjà à nos enfants. On savait qu'on en voulait au moins deux. On pensait à leurs prénoms. On s'imaginait souvent ce que ce serait quand ils seraient là. Je me souviens que le jeu c'était dans toutes les situations du quotidien d'imaginer ce que serait notre vie quand elle ne serait plus vide. Car oui pour nous la vie était vide sans nos enfants.
On s'est mariés et très vite on a décidé de se lancer. On pensait que ce serait très rapide. J'avais 23 ans, j'étais jeune en bonne santé alors quand les mois ont commencé à défiler et le vide s'installer, j'ai déchanté. 


J'ai réellement commencé à m’inquiéter au bout d'un an. Je me disais que ce n'était pas normal de ne pas tomber enceinte. J'ai voulu en parler à mon docteur. Je suis tombée des nues: Un an ce n'était rien voyons... J'ai découvert les statistiques très éloignées de la réalité en carton pâte des série télé ou les femmes tombent enceintes au premier oubli de pilule. 
J'ai découvert le parcours (qui n'est pas forcément douloureux) de l'infertilité. J'ai découvert l'envie d'un enfant...
Je ne savais rien de tout cela. A l'école on m'avait toujours mise en garde contre les grossesses non désirées. J'avais toujours pensé que sans souci médical flagrant les femmes tombaient enceintes facilement. Alors imaginez ma tête lors de ma première fausse couche? Avant même de savoir que j'étais enceinte j'avais perdu mon bébé. Encore une fois les docteurs m'ont tranquillisé. La fausse couche n'est pas une fin en soi. C'est que la grossesse n'était pas viable et puis cela prouve que vous pouvez tomber enceinte.

Il a fallu 4 ans et 5 fausses couches pour que j'ai mon fils Arthur. Trois ans et 4 fausses couches plus tard naissait Rose. J'étais physiquement épuisée et j'avais abandonné l'idée d'avoir d'autres enfants. Je ne voulais plus subir l'épreuve de la fausse couche. Je ne me sentais plus capable de supporter une grossesse de plus. Puis l'impensable est arrivé. Sans traitement, sous contraception, Iris est arrivée. Un miracle. 
Aujourd'hui j'ai trois enfants et je peux le dire mes blessures se sont refermées. Ma vie de mère est tellement intense que je n'ai plus le temps de penser à ceux qui ne sont pas (là). Cela a prit du temps mais la vie a repris ses droits sur la peine. 
Si vous m'avez lue jusqu'ici je voudrais juste vous dire de ne pas rester seuls face à vos questions ou votre douleur. Quand bébé n'arrive pas aussi vite qu'on le voudrait. Quand bébé ne vient pas du tout. C'est important d'en parler. C'est important d'être écouté, entendu et compris.
P*
Rendez-vous sur Hellocoton !

29 commentaires:

  1. ici 8 ans ..sans fausse couche..à voir défiler les mois..pour cela que j'ai eu ma première à 38 (avec parcours PMA) et mon deuxième à quasi 40 (naturellement :-) )...on oublie tout ce parcours mais on y est vite replongé quand je "compare" avec mes amis d'enfance qui pour une st déjà papi alors que nous, nous sommes encore dans les couches ..quelque part je me sens jeune comme cela , l'essentiel reste que je suis heureuse maintenant :-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est tellement vrai! Je ne me sens pas en décalage parce que heureusement nous n'avons pas attendu. Mais quelque part je me dis souvent que sans ces échecs mes enfants seraient beaucoup plus âgés aujourd'hui. Mon aîné serai collégien par exemple. Mais le plus important c'est d'être heureuse aujourd'hui. <3

      Supprimer
  2. Très touchant
    De mon côté je suis plus dans le standard série TV en carton pâte ;)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci <3 Mais vive le carton pâte quoi! Gros bisous

      Supprimer
  3. 10 ans de bataille, 27 IAC, 26 Fc et enfin un bonheur, à 38 ans, tout le monde m'a dit "allez cette fois ils ont trouvé le bon traitement, remet toi y pour un second" et moi la fille unique qui avait toujours juré qu'elle n'aurait pas qu'un seul enfant, j'ai dit NON.
    Non parce que je savais que malgré ce bonheur je ne pourrais plus subir une autre Fc, les gens n'ont pas compris ce refus.
    Mais comment expliquer que malgré le fait qu'ils m'aient toujours vu "heureuse", malgré le fait que je remontais la pente après chaque échec, en repartant "au combat", malgré le fait que je continuais à voir mes amies enceintes, à partager leur bonheur d'être maman, malgré le fait que je portais les bb des autres dans mes bras avec plaisir, oui comment leurs expliquer que malgré cette façade mon corps avait souffert et surtout mon mental en avait pris un violent coup, je n'ai jamais voulu m'épancher et dire ou crier ma colère, ma douleur de ne pas pouvoir mener ces grossesses à terme mais j'ai souffert, beaucoup souffert et une fois mon voeux réalisé j'ai dit "stop".
    Aujourd'hui ce bonheur a bientôt 16 ans et j'en suis plus que fière.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. On n'arrive pas à en parler. C'est un tabou. Trop d’incompréhension et puis surtout on a pas envie de faire pitié. Quand on voit les réactions des gens face à notre absence d'enfant on imagine la suite si ils savaient pourquoi. Je me suis toujours tue. Personne dans ma famille ne savait. Ni mes collègues. C'est une souffrance solitaire. Je crois que je n'ai pas arrêté parce que je ne voulais pas que mon fils soit seul. J'avais souffert moi même de la solitude longtemps. C'est amusant de voir comme notre enfance influe finalement tellement dans notre parcours de mères :) Nous avons toutes deux souffert à notre manière mais finalement de manière tellement semblable <3 Je t'embrasse, merci d'avoir partagé cela avec moi.

      Supprimer
    2. Oui nous le vivons toutes différemment mais la douleur reste là, tout mon entourage le savait, ça évitait le "mais vous n'avez pas d'enfant ? vous n'en voulez pas ????" et puis pour le boulot il me fallait un aménagement je filais à l'hopital pour la prise de sang dès 6h du matin pour être la première "piquée" à 7h, puis boulot, puis retour à 9h pour l'écho des follicules.....et puis il fallait prendre la journée pour l'IAC....j'ai préféré en parler.
      Je disais dernièrement que la PMA est un vrai combat et que c'est comme jouer au loto, on y joue en espérant tout en se disant que ça n'arrivera jamais.
      Et oui nous sommes INFERTILES tant que nous n'avons pas eu d'enfant, donc ce titre n'a pas à être changé.
      Je ne suis pas certaine que les deux personnes l'aient dit méchamment mais en tout cas ce titre est correct.
      Bises à toi.

      Supprimer
    3. Tu as vraiment beaucoup de courage. Je n'ai pas osé en parler dans mon entourage au début. Mon mari ne le souhaitait pas et puis c'était dur. J'avais peur de devenir aigrie par la pitié des autres. J'avais peur qu'ils voient mon envie dans les yeux quand je voyais un bébé... Enfin ce fut de mauvais moments pour notre couple. Je me souviens de ce mariage celui de mon cousin. Je venais de faire une fausse couche. Mon fils avait un an et demi. J'avais très mal et je saignais encore. Personne ne le savait dans la famille. Toute la journée on nous a demandé : a quand le deuxième alors? J'avais le choix entre me taire pour ne pas casser la joie du moment et m'écrouler.
      Je t'embrasse bien fort.

      Supprimer
  4. Ton parcours n'a pas été simple, mais je ne comprends pas la rapport avec le titre... tu n'es pas infertile, tu ne l'as jamais été en fait... tu as «juste» connu les douloureuses fausses couches...
    Encore une fois, ton parcours n'a pas été simple, mais je pense que le titre est déplacé par rapport aux personnes qui vivent réellement l'nfertilité... subir des fc et être infertile, ce n'est absolument pas la même chose...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Que dire de plus à part merci... Gentillesse, empathie... Bref tout ce qui caractérise les femmes entre elles et le pourquoi celles qui comme moi vivent ces moment difficiles préfèrent les vivre en silence sans en parler aux autres. Bonne journée.

      Supprimer
  5. Comme Aurélie plus haut, j'avoue être un peu choquée par le titre. Les femmes réellement infertiles ne peuvent pas DU TOUT avoir d'enfants (en tout cas pas d'enfants biologiques), ce qui n'est pas ton cas... Ce que tu as vécu a certainement été très douloureux, mais ça n'a tout de même rien à voir avec la terrible expérience de celles qui n'auront JAMAIS un enfant, sans parler de trois. Ton article est important, mais je pense qu'il faudrait changer le titre, par respect pour celles qui sont vraiment infertiles.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je te remercie aussi tout comme Aurélie. Je n'ai pas envie. Pas l'envie de me faire plaindre ou encore me quereller avec des personnes qui n'essayent pas de comprendre. Si pour toi il s'agit de respect et de classification je n'ai rien a dire de plus. Bonne journée... Ah si: Il me semble que personne non personne n'a le monopole du malheur et de la peine.

      Supprimer
    2. Pardon, je me mêle de ce qui ne me regarde pas mais les commentaires d'Aurélie et "Unknown" racontent tellement de contre-vérités que je ne peux m'empêcher d'intervenir.
      Déja, on va commencer par donner la définition de l'infertilité : "L'infertilité est l'incapacité d'un couple à obtenir une grossesse après environ une année de rapports sexuels réguliers non protégés, ou l'incapacité d'une femme à mener une grossesse jusqu'à terme." (source Futura santé mais mon gynéco spcialiste de l'infertilité a la même). Donc si, La mère Cane est bien infertile d'un point du vu médical. Par ailleurs, les personnes infertiles peuvent avoir des enfants biologiques (le plus souvent en tout cas) mais difficilement sans aide médicale (cela étant, ce n'est pas impossible).
      Par ailleurs, il n'y a pas une mais des infertilités avec des causes différentes, des degrés différents et donc des parcours différents.
      C'est quand même dingue de se poser en moralisateur quand on est aussi mal informé sur le sujet. Ce n'est pourtant pas compliqué d'aller taper "infertilité" dans Google avant de venir débiter des inepties sur le blog d'une femme qui témoigne des difficultés pour devenir mère et au passage minorer sa souffrance.

      Supprimer
    3. Pardon, je me mêle de ce qui ne me regarde pas mais les commentaires d'Aurélie et "Unknown" racontent tellement de contre-vérités que je ne peux m'empêcher d'intervenir.
      Déja, on va commencer par donner la définition de l'infertilité : "L'infertilité est l'incapacité d'un couple à obtenir une grossesse après environ une année de rapports sexuels réguliers non protégés, ou l'incapacité d'une femme à mener une grossesse jusqu'à terme." (source Futura santé mais mon gynéco spcialiste de l'infertilité a la même). Donc si, La mère Cane est bien infertile d'un point du vu médical. Par ailleurs, les personnes infertiles peuvent avoir des enfants biologiques (le plus souvent en tout cas) mais difficilement sans aide médicale (cela étant, ce n'est pas impossible).
      Par ailleurs, il n'y a pas une mais des infertilités avec des causes différentes, des degrés différents et donc des parcours différents.
      C'est quand même dingue de se poser en moralisateur quand on est aussi mal informé sur le sujet. Ce n'est pourtant pas compliqué d'aller taper "infertilité" dans Google avant de venir débiter des inepties sur le blog d'une femme qui témoigne des difficultés pour devenir mère et au passage minorer sa souffrance.

      Supprimer
    4. Il me semble que la stérilité est le stade ultime de l'infertilité pas un synonyme. Il s'agit d'une fertilité inférieure à la norme, cela ne veut en aucun cas dire qu'aucune grossesse ne sera possible.
      Pour l'avoir longuement vécu ce genre de discours me hérisse le poil, même 10 ans après.

      Supprimer
  6. Rhyna
    Je trouve cela très bien que tu parles de cette souffrance que tu as traversé.
    Je compatis, moi j'ai adopté par choix, j'aurai été très malheureuse de ne pas pouvoir y arriver... et dans mon parcours d'adoption j'ai rencontré beaucoup de femme qui étaient "infertiles", qui ont adopté, et qui ensuite spontanément, sans aide médicale sont tombées enceinte !!! C'était une infertilité inexpliqué, la grossesse qui arrive ensuite est d'autant plus surprenante...
    Le titre de ton article est donc très bien choisi ne t'inquiète pas... quand au reste... laisse tomber ;-))
    Bises, Laure ( Lolo Leblog )

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Laure, je crois te l'avoir dit un jour mais je te comprends tellement. Quand on a le courage il faut le faire et quand je te vois avec ton étoile je vois tellement d'amour que c'est évident. Peut importe le parcours et les embûches on trouve toujours le chemin l'un de l'autre <3
      Je t'embrasse bien fort Stella aussi et merci <3

      Supprimer
  7. Infertile et ayant fait le choix de ne pas poursuivre la PMA, je n'ai absolument pas été choquée par ton titre. Laissons parler. L'important est le courage que tu as trouvé pour relayer ton parcours. Alors bravo et merci!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Au début je ne voulais pas parler de mon parcours. Je pensais parler de ma mère qui a eu recours à la PMA pour nous concevoir ma sœur et moi. J'avais commencé à écrire. Mais quelque part je me suis sentie hypocrite. Parce que c'est mon blog. C'est moi que vous venez lire. Et depuis des années je vous cache en partie une part de ma vie. Une part importante mais que je garde tabou. J'ai parlé mais si rarement et par métaphore en ne voulant que partager ma peine mais pas les faits, pas l'histoire. Je ne voulais pas. Alors je me suis autorisé à en parler. Pour me libérer. Oui j'ai été un ventre qui donne la mort. C'est dur.

      Supprimer
  8. Le plus important c'est ton témoignage et non un flutain de titre: je plussoie Esmée. La PMA est de plus en plus fréquente et en parler fait tomber le tabou. Bravo et plein de bisous d'une ex pmette <3

    RépondreSupprimer
  9. Merci de rappeler que tout n'est pas simple. Comme toi mariée à 23 ans, arrêt de pilule à 22, envie de famille nombreuse et pleine d'insouciance... J'ai finalement attendu 2 ans pour avoir ma petit Miss CHoufleur par FIV. Et deux autres s'en sont suivie par FIV aussi. Je reconnais la chance que j'ai que tout ait fonctionné. Je ne saurais jamais ce qui a "bloqué", mais après 3 enfant, la machine semble remarcher (comme toi avec Iris). On verra la suite. Chaque billet sur l'infertilité me donne la boule au ventre, celle d'avoir cru que je n'aurais jamais pu être mère alors que c'était mon souhait le plus cher, celle de la culpabilité, celle de la chance que j'ai aujourd'hui. MERCI.

    RépondreSupprimer
  10. Peut-être bien que les femmes qui commentent (dont moi, "unknown", je ne sais pas trop pourquoi, puisque j'ai bien rentré mon adresse google, donc : Roberta) n'ont pas "googlé" parce qu'elles savent ce dont elles parlent pour l'avoir elles-mêmes vécu. Et n'avoir, donc, pas d'enfants. Merci donc à toutes celles qui ont pu avoir des enfants pour leur grande compréhension envers celles qui n'ont pas pu en avoir, du tout. Bravo.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Pourquoi les femmes qui ont des enfants devraient être oposées à celles qui n'en ont pas du tout? Pourquoi se sentir agressées parce que celles qui ont des enfants parlent de leur tristesse? Je ne comprends pas. Je ne comprends vraiment pas. Nous sommes des femmes. Nous souffrons. Nous souffrons toutes. Tu n'irais pas dire à quelqu'un qui vient de perdre son enfant du cancer: ne pleure pas au moins toi tu en as eu un! Moi en tous cas je ne le ferrais pas!
      Les fausses couches sont une douleur au quotidien. C'est dur de voir son enfant partir dans la cuvette des WC. C'est dur d'être seule et pas entendue. C'est dur car pour nous qui les vivons il n'y a aucune aide. Pas d'accompagnement psy, pas de gentil docteur... Je ne me compare pas à une PMETTE mais oui j'ai souffert et oui elles souffrent aussi. J'en ai assez de ça. Des femmes contre des femmes? Pourquoi? Nous agresser ne règle rien et la douleur elle elle reste.

      Supprimer
  11. Merci pour ce témoignage si touchant et plein de vie ! grosses bises

    RépondreSupprimer
  12. pfiou!!!! Tu as osé en parler. Ce n'est pas encore mon cas. J'avais lu ton article sur mon téléphone et je voulais commenter, me revoici! Je semble "normale" avec mes 3 filles... Sauf que pour la première nous avons vécu 3 difficiles années, c'est dur mais ça nous a soudé aussi.
    Ensuite, sachant que c'était compliqué on a laissé faire la nature, et les deux autres sont vite arrivées.
    Mais je reste persuadée que nous n'avions pas vécu cette épreuve de l'infertilité (temporaire) nous n'aurions pas eu cette soif de bébés rapprochés si intense.
    Les épreuves façonnent un peu nos vies. Et ces souvenirs douloureux font partie de nous et nous rendent plus forts.
    Des gros bisous
    Marion

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il fallait que j'en parle honnêtement pour avancer. Il faut tourner la page surtout que nous avons décidé de ne plus essayer. Ils seront trois et c'est un beau chiffre comme tu le dis si bien avec nos parcours. Je crois qu'on vit plus intensément notre maternité parce que on sait ce qui signifie la perte. On n'aime pas plus que les autres mamans mais on a juste cette peur au ventre toujours qui ne s'en va pas. C'est viscéral. Oui cela nous rend forts mais aussi faibles. Par exemple je suis incapable de laisser mes enfants partir trop longtemps loin de moi. Je sais qu'il n'y aura pas de colonies de vacances avant leurs 15 ans ah ah ah
      Gros bisous ma belle

      Supprimer
  13. Je suis tombée sur ton blog par hasard et comme je te comprends. J'ai commencée par deux fausses couches et ensuite j'ai eu mes deux princesses 13 et 10 ans. Et la avec mon nouveau chéri on a décidé de faire un bb et depuis 1 an 3 fausses couches. En ce moment je suis désespèrée fatiguée triste. J'en ai marre d'entendre ne t'inquiète pas ça va venir et puis tu en as déjà deux blablabla... C'est une douleur et du stress au quotidien.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oh ma belle :/ Je te souhaite d'avoir très vite ce BB3 <3 C'est dur! On se dit que le calvaire recommence. Le plus dur ce n'est pas l'attente. Ce que les gens ne comprennent pas c'est le désespoir de la perte. On a beau avoir déjà des enfants, perdre un enfant même de manière précoce c'est un drame dans la vie d'une femme. On est heureuse à chaque fois et puis ensuite il faut faire le deuil. On arrive plus à être heureuse de tomber enceinte car on a peur de le perdre. On arrive à en profiter qu'une fois notre bébé dans les bras. Je n'ai jamais été heureuse durant mes grossesses. Je n'attendais que l'accouchement pour arrêter de stresser <3

      Supprimer

Une bouteille à la mare?