lundi 27 juillet 2015

Vouloir plus qu'espérer

Depuis quelque temps je suis nostalgique. Non. Ce n'est pas de la nostalgie. C'est plutôt quelque chose comme un flux de souvenir qui me tombe dessus. Je me souviens de mon petit appartement d'étudiante. De ce bonheur d'être sous ma couette avec la neige qui tombe dehors. Une bonne grosse neige qui rend les rues silencieuses mais lumineuses même au milieu de la nuit. Cette joie de voir tomber les flocons froids bien au chaud chez moi. Ce silence, cette sérénité.
Je me souviens de la lumière du matin quand je sortais promener mon fils au printemps. Je me souviens de cette brume entre les arbres, ce gris bleu et de son rire qui cristallisait tout sur place. 
Je me souviens de tous ces petits moments anodins mais chers à mon cœur qui me rendent encore aujourd'hui joyeuse!
Et puis je me souviens aussi des mauvais moments. Des choses très dures qui me sont arrivée d'autres humiliantes pénibles, des moments de chagrin. Oui il y a des blessures qui ne se referment jamais.


C'est en mettant tous ces souvenirs ensemble que j'ai réalisé une chose. De même que certains souvenirs pour moi précieux paraissent inutiles et dérisoires aux autres, il en va de même pour mes moments de peine. Tout est relatif. Ce n'est pas parce que je me sens heureuse pour quelque chose ou qu'une autre me fait pleurer que tout le monde doit être touché par cela. Chacun sa sensibilité tout comme chacun sa vie.
J'ai réalisé que confronter sa sensibilité à celles des autres était vaine.
On a beau croire faire parti d'une humanité: c'est faux!
Nous sommes aussi dissemblables entre humains qu'il est possible d'imaginer.
Alors oui certains d'entre vous peuvent comprendre ma joie ou ma tristesse mais personne ne pourra l'éprouver comme moi je la ressens. Personne ne souffrira plus que moi je souffre et personne ne comprendra les décisions qui en découlent.
En définitif comment blâmer une personne pour ce qu'elle ressent alors même qu'on est incapable de la comprendre?

Depuis quelque temps je suis envahie de souvenirs. Je réalise que toute ma vie j'ai espéré des choses. J'ai espéré grandir très vite pour vivre ma vie et faire mes choix. J'ai espéré réussir à mes examens, avoir le job, être belle, être celle a qui il dirait oui, être mère... Mais la vie m'a changé, mes souvenirs m'ont changé. Aujourd'hui je ne veux plus espérer. Je ne veux plus attendre qu'on me comprenne ou qu'on m'accepte. Je ne veux plus être en attente du prochain bonheur. Aujourd'hui je veux.
Je veux être heureuse et je me donne les moyens de l'être. Aujourd'hui je ferme définitivement ma porte à tous les vautours qui planaient sur ma tête. Aujourd'hui je ne suis plus espoir. Je suis vouloir. 
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1 commentaire:

  1. Amen ! Un texte à relire quand le besoin s'en fera sentir ! Une bonne source d'inspiration :) Eh bien je te souhaite plein de bonheur sur cette nouvelle voie :)

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Une bouteille à la mare?