mercredi 18 février 2015

La grossesse, petites et grosses frayeurs

Allongée dans cette salle de pré travail je n'avais pas envie de faire la maligne. Tu sais toutes les phrases a la con qu'on te sort à longueur de journées, genre: "Chaque grossesse est différente"...
Et bien tu y repenses dans ces moments là et elles te donnent envie de pleurer parce que tu aurais tellement envie de ne pas te trouver là. De ne pas découvrir ce que c'est que cette angoisse, cette peur pour son enfant.


J'étais allongée là à attendre qu'on me dise enfin ce qui se passait et si j'allais rentrer chez moi avec pour seul compagnon de galère le bip-bip du monitoring.

La journée avait plutôt bien commencé. J'étais allé faire mes analyses mensuelles en profitant de la présence de ma maman pour prendre mon temps. Puis je suis rentrée déjeuner avant de ressortir faire quelques emplettes et une seconde prise de sang. C'est là que tout a basculé.
J'étais encore au laboratoire quand le téléphone à sonné. On m'a de suite avertie d'un problème qui nécessitait de me conduire immédiatement aux urgences de la maternité.

Après deux heures d'attente et avoir imaginé les pires scénarios une gentille sage femme m'a annoncé que je ne rentrais pas chez moi. Que mes analyses montraient que je faisais surement une crise de pré éclampsie. Kezako? J'avais déjà entendu ce mot mais je ne savais absolument pas ce que c'était. Elle m'a donc expliqué que ce trop plein de protéines dans mes urines, mes maux de tête, les fourmis devant les yeux, les oreilles qui bourdonnent, les jambes gonflées ... ce n'était pas bon du tout. Ils allaient donc me garder en observation afin de voir si tout ça s'estompait et surtout éviter que je fasse une vraie crise!

J'ai donc passé trois jours à la maternité, sous surveillance. Entre monitoring, analyses en tous genres et sommeil pour la première fois depuis le début de cette grossesse je me suis sentie réellement en phase avec mon bébé. J'ai pris le temps de lui parler, de l'apaiser et surtout de l'aimer.

C'est bête mais j'ai beau porter cet enfant dans mon ventre depuis des mois je n'ai jamais vraiment eu du temps pour lui. J'ai vécu cette grossesse comme une corvée en souhaitant chaque jours qu'elle prenne vite fin. Mais là alors que je risquais un déclenchement qui mettrait fin a tous ces soucis je n'avais qu'une envie: garder encore mon bébé bien au chaud.

J'ai réalisé combien ces moments étaient importants. Que je devais en profiter et surtout tout faire pour donner le plus de temps à mon enfant. J'avais été tellement nulle, tellement sure de moi...

Finalement au bout de trois jours j'ai pu rentrer chez moi. Sous surveillance toujours, avec la consigne de me reposer, avec pleins d'examens a faire mais soulagée de ne pas avoir été déclenchée.
Mon bébé va bien, je vais bien, j'ai retrouvé ma famille mais j'ai changé. Maintenant je prends le temps qu'il faut. Stop au stress inutile et surtout je dors autant que je peux.

3 commentaires:

  1. Prends soin de toi et de ton petit bébé, qu'il reste bien au chaud le plus possible.
    Profite de ta fin de grossesse.
    Bises
    Ciloucr

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  2. Tu nous as fait une belle frayeur ! Heureusement tu as pu sortir de la maternité tout en continuant de couver l'Hirondelle. Profite bien de cette fin de grossesse, gros bisous repose-toi bien et prends soin de vous deux <3

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  3. Bon rétablissement et belle fin de grossesse !

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