lundi 10 novembre 2014

L'humour des uns s'arrête ou commence l'amour propre des autres #unjourunconnard

Quand j'étais gamine j'avais déjà un sacré caractère. Ma mère me disait souvent que je devais apprendre à me taire et surtout apprendre à ne pas toujours dire tout haut ce que je devait juste penser tout bas. Selon elle ma vie aurait été vachement plus facile si j'avais appris à éviter les embrouilles inutiles.

Pourtant c'est très difficile de changer sa nature. On a beau se prendre des claques dans la vie. On ne peut pas vraiment devenir une autre personne que soi même. 

Aujourd'hui je suis adulte. Une grande personne. Pourtant je n'ai pas changé. Je suis toujours aussi grande gueule. Je n'arrive pas à affecter l'air détaché de certains en toutes situations. Je dois avouer que je les envie ceux et celles qui arrivent à dépasser ce qui les dérange en silence. Vexations, humiliation, humour douteux... Je suis incapable d'encaisser tout ça sans riposter ni me battre.

Mais depuis quelque temps je me découvre un potentiel encore inexploité. Au lieu de m'énerver et de me fighter comme d'habitude je réponds aux agressions du quotidien avec humour et même une certaine jouissance anticipée grâce au plaisir que me procure le roulage dans la farine de connards (et connasses, ne soyons pas misogynes). 

Cette semaine j'ai donc croisé la route de quelques spécimens hors du commun. Mais la palme revient à ce monsieur rencontré dans le TGV Paris-Lyon la semaine dernière. J'arrive au niveau de mon siège. Je dépose mon sac en haut et je lui demande poliment de me faire de la place afin que je puisse m'asseoir. J'avais la place côté fenêtre et il devait donc se lever pour me laisser passer. 
J'attends... J'attends et il ne bouge pas. Pire il ne me regarde pas. J'insiste. D'autres passagers commencent a regarder dans notre direction quand je comprends que j'ai affaire à un connard et je craque. 
Je me penche en avant un peu comme une petite souris qui se faufile entre les sacs de farine et je lui chantonne au niveau de l'oreille tout en remuant le popotin mais assez fort pour que tout le wagon entende:
- En fait vous me prenez pour un passe murailleeee! Vous pensez que je peux traverser les murs!

Le type est devenu rubicond. Il s'est levé d'un coup et à disparu au pas de course dans le couloir accompagné des rires des autres passagers. 
Il est revenu récupérer son sac 5 minutes avant l'arrivée sans un regard pour personne. 
J'avais envie de lui dire et mon bisou alors? Mais bon je pense qu'il se sentait assez humilié comme ça pour pas en rajouter.

Mon anecdote a bien fait rire mes copines de soirée qui m'ont fait remarqué que je semblais être un aimant à connards et que ce serait marrant d'en faire une rubrique!

J'ai donc pensé (merci a Maman Floutch pour avoir trouvé le nom) que ce serait sympa de vous faire partager mes fous rires quotidiens et anecdotes de connards. C'est donc un tout nouveau rendez vous bloguesque que je vous propose. Il ne va pas remplacer les pavés (rassurez vous). Mais on pourra en rigoler ensemble et même que vous pouvez me raconter en commentaire ou sur vos blogs votre #unjourunconnard de la semaine.

4 commentaires:

  1. Mouhahahaha ! J'adore ! Je sens que je vais me bidonner à te lire !

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  2. Il est clair que ça méritait bien une rubrique!

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  3. Ahhh j'aime cette rubrique j'ai hate de te lire!
    Les gens sont vraiment mal elevé pour la plupart! enfin bref c'est un débat sans fin!
    Bisous

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  4. héé je love deja cette rubrique!
    bises

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