lundi 9 juin 2014

La femme est un délicieux instrument de plaisir?

Je suis une femme. Mais si je refuse d'être ce qu'on attend d'une femme? Suis je une femme? Une moitié de femme? Une sous femme? Une sous merde?

Depuis mon adolescence durant laquelle j'ai cruellement compris que je n'étais pas belle j'ai toujours trouvé injuste le fossé entre les mecs et les nanas. A un âge ou pourtant nus devrions tous avoir les mêmes chances, les mêmes handicaps la distance apparaît avec la puberté.

Bien entendu il est normal de préserver la pudeur des uns et des autres en séparant dorénavant les toilettes et les vestiaires cependant les traitement de valeur émergent. En sport les filles ne courent pas contre les garçons. Les équipes de filles jouent moins longtemps que celles des garçons et puis certaines peuvent rester sur le banc ou se faire porter pâles quand elles ont leurs règles.
On commence aussi très gentiment a se faire traiter de thon si on a du poil au pattes et trop de boutons.
Les filles les moins jolies sont déjà affublées de jolis quolibets...

Toute ma vie j'ai voulu coller à l'image de la fille parfaite. Je voulais être belle, intelligente, brillante! Avoir les plus beaux copains, les plus attirants et désirables. Au lycée j'étais cette fille sexy tellement maigre que j'avais quelqu'un (un gentil amoureux) pour porter mon sac et me tenir la main. J'étais cette fille entourée de prétendants qui ne faisait jamais la queue pour s'acheter son déjeuner et qui attendait tranquillement de choisir celui qui aurait l'honneur de lui payer. J'ai été cette jeune femme qui fait se retourner les têtes sur les trottoirs et a qui on offrait toujours de somptueux cadeaux de saint valentin.

Pourtant quelque part j'ai toujours trouvé cela stupide. Pourquoi les jolies filles devraient être plus respectées et choyées? Pourquoi ce manque de respect pour celles qui ne rentraient pas dans les cases. J'avais moi même été une enfant laide alors je savais très bien ce que ça faisait d'être de l'autre côté!


Ce culte de l'apparence je pensais bêtement que ça s'arrêtait un jour. Je pensais qu'une fois adulte on me jugerait pour mes capacités intellectuelles ou pour ce que j'étais capable d'apporter à la société. J'ai grandi, je suis devenue une épouse, j'ai décroché un chouette boulot grâce à mes diplômes durement acquis. Puis je suis devenue une mère.
J'ai aujourd'hui deux enfants que j'adore. Je ne changerai pour rien au monde quoi que ce soit a ma vie. J'aime ma famille. Pourtant il y a une ombre au tableau. Je ne suis plus cette fille que j'ai été autrefois. Mon corps a changé, j'ai pris du poids, ma peau s'est distendue, j'ai des vergetures qui ne partiront pas ainsi que des cicatrices intimes qui rendent ma vie parfois pénible. Oui j'ai changé.
Moi je vois un peu tout ça comme on verrait au fil du temps un arbre changer. D'abord tout frêle et jeune puis au fil du temps plus d'écorce, plus massif, plus haut et grand! Oui j'ai vieillis et changé.

Je suis pourtant toujours une femme. Même si je me maquille moins. Même si je ne sens pas toujours le parfum capiteux et que j'ai de la cellulite. Je n'ai pas honte de la femme que je suis devenue. Je n'ai ni honte de mes kilos (même si j'essaie d'en perdre un peu), ni de mon manque de glamour. Je ne suis pas non plus envieuse de celles qui trouvent le temps et l'énergie de toujours rester élégantes et belles et toutes minces.
Oui je dis bien l'énergie car il leur en faut pour gérer tout cela de front qu'elles soient riches ou pauvres.
Prendre le temps pour soi quand on a une famille a gérer c'est déjà trouver ce temps et le prendre!
Dire le contraire ne serait pas rendre justice à ces femmes.

Nous sommes toutes des femmes nous poursuivons toutes un but et avons des désirs, des passions, des objectifs qui nous sont propres. Nous ne sommes et ne devrions être les jouets de personne. Nos corps nous appartiennent et nous en faisons ce que nous voulons. Nous avons le droit d'être grosses comme d'être maigres. De montrer nos visages ou de les masquer. De sortir ou de nous cacher. Nous sommes des êtres humains avec leur libre arbitre et une conscience qui nous est propre. N'acceptons pas d'être réduite à de simples instruments de plaisir (sauf si nous le voulons bien). #bringbackourdignity

Plus de pavés chez:
Hystérik Family: Ces horribles mères obèses!

4 commentaires:

  1. Quel magnifique article, comme toujours j'adore!!!! Tu as les bons mots!

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    1. Merci! Un peu plus dans la mesure et la pondération ^^

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  2. C'est tout à fait ça! Petite j'étais trop "maigre" alors que non j'étais juste mince et sportive, ensuite pour les garçons au collège je n'avais pas assez de poitrine (en même temps au collège, rare sont celles qui en avaient -_-), et au lycée étrangement je plaisais plus. Maintenant, on verra ce que donnera mon corps après ce troisième bébé. Après le 1er ça allait, après le 2ème le ventre s'est retrouvé plus vergeturé et plissé, donc j'imagine que ça ne s'améliorera pas ^^ Tant pis je préfère ça et avoir 3 beaux enfants, que choisir de garder mon corps intact et me priver d'enfant

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    1. On dirait l'histoire de ma vie ^^ sauf que j'en suis a petite deuz ^^

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