mercredi 8 janvier 2014

Profiter de ses enfants...bientôt de l'histoire ancienne?

Quand mon fils ainé a eu 5 mois j'ai repris mon travail. J'étais ravie. Je me levais à 6h30 je préparais son sac pour chez la nounou. Je m'habillais, me pomponnais avalais quelque chose et puis je réveillais mon bébé pour l'habiller et le déposer de l'autre côté de la rue chez une autre femme.
Même s'il pleurait ou avait du mal a se réveiller je devais le préparer au plus vite. Je ne lui donnais pas son biberon du matin. Chez la nounou c'était a 5 minutes, il n'allait pas mourir de faim. C'est ce que je me disais pour me donner bonne conscience.
En vérité je n'avais pas envie de perdre du temps à lui donner ce biberon. J'avais peur qu'il me vomisse dessus. Oui je ne comprenais pas pourquoi mais dès que je lui donnait ce biberon le matin il se mettait a vomir et vomir. Je n'avais pas envie d'assister à ça. Je payais bien assez cher la nounou, qu'elle se débrouille.

Je déposais mon fils et donc je filais chopper mon bus, puis mon train.

Mes journées étaient bien remplies. Il me fallait ouvrir les locaux et allumer les ordinateurs. Ensuite je préparais mes photocopies tout en remplissant ma bouilloire électrique. Je carburait au café instantané dès le matin. Mes élèvent arrivaient et j’enchaînais avec mes cours tout ça jusqu'à 19h30/ 20h.


Une fois ma journée terminée je courrais en vitesse pour récupérer mon fils. Bien souvent je le trouvais endormi. Je l'emportais emballé de couvertures jusqu'à la maison. Il avait mangé. Il était prêt pour la nuit.
Je ne l'avais pas vu de la journée mais peu importe j'étais trop crevée pour y penser.

Les weekend j’essayais péniblement de renouer avec lui mais je sentais bien qu'il cherchait quelqu'un d'autre. Je voyais bien qu'il se sentais mieux avec sa nounou. Forcément il la voyait bien plus que moi sa mère.

Quand j'ai décidé de rester à la maison et de lever un peu le pied je ne savais pas comment ça allait se passer. Je venais de perdre mon emploi. J'avais envie d'une pause. J'ai remercié ma nounou et ça a été le drame. Mon fils de presque un an ne comprenait plus rien. Sa nounou lui manquait énormément et moi il ne me connaissait plus. J'ai loupé toutes ses premières fois. Je n'ai pas soigné ses bobos, ses fièvres et ses pleurs. J'ai été une mère financière et non nourricière!

Pour ma fille j'ai souhaité changer les choses. Je n'ai pas repris mon travail. Je suis resté à la maison et j'ai appris a être avec mon enfant. Je l'allaite, je passe mes journées avec elle et je dois avouer que c'est fantastique. Je réalise maintenant tout ce que j'ai loupé avec mon fils. Je me rends compte du lien qui se crée entre nous. Ma famille est plus unie. Je prends le temps de parler avec mon mari et d'être là pour mon fils qui est maintenant scolarisé.
Je vois comment ma fille s'épanouit et je constate chaque jour a quel point la présence de sa maman lui est bénéfique.

Oui nous gagnons moins d'argent mais j'ai réussi a concilier petit a petit vie professionnelle et vie familiale. Je me suis mise à mon compte. Je gère mon emploi du temps et mon salaire. Nous nous serrons un peu plus la ceinture. Nous partons moins en vacances. Mais nous sommes heureux et nos enfants aussi.

Aujourd'hui certains voudraient remettre en question ce droit que nous avons de pouvoir rester à la maison afin de profiter de nos enfants. C'est aberrant. Sous prétexte de ne pas précariser les femmes? Pourtant même quand une femme devenue mère repart très vite au travail il n'existe aucune mesure actuellement pour lui garantir qu'elle va garder cet emploi. trop souvent actuellement les jeunes mamans sont mises au placard, poussées à la démission ou virées sous des prétextes fallacieux.

Le souci ce ne sont pas les femmes qui restent à la maison mais bien les employeurs qui refusent la mise en place du télétravail lorsque c'est possible et qui boudent les mères de famille!

Aujourd'hui avec les avancées technologiques, internet et autres visioconférences ou plate forme virtuelles il est tout a fait possible de travailler de chez soi. De nombreux pays pratiquent déjà cela.
La France reste un pays archaïque qui n'accepte pas que le travailleur ne se fonde pas dans le moule.
Tant que les mentalité n'évolueront pas la situation des femmes restera bancale.

Il serait sage avant de remuer la boue de mesurer la profondeur de la mare!  

5 commentaires:

  1. J'espère fortement que cette loi ne passera pas, je trouve que c'est une aberration !!!

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  2. Une aberration ! le mot est très bien choisi. Comment une ministre qui se revendique de l'égalité homme-femme peut elle consciemment proposer un tel texte et refuser le droit aux femmes de choisir.
    Autant je reste mitigée sur la réforme du congé parental car si ces modalités ne sont pas trop, elles ont au moins l'intérêt de questionner la place du père dans l'implication auprès de la famille.
    Mais ici, non seulement cela créerait des inégalités frappantes, mais c'est nier que le problème réside dans le monde du travail. Entre la pénurie de modes de garde et les inégalités salariales, beaucoup de femmes n'ont pas d'autres choix que d'arrêter de travailler quand leurs enfants sont en bas âge afin de ne pas travailler ET perdre de l'argent. Si en plus, aujourd'hui, on vient les sur-imposer, c'est le monde à l'envers.
    Merci à nos chers ministres et législateurs de se pencher un peu plus précisément dans la réalité des français avant de nous pondre ce genre de loi. Sous couvert d'avancée sociale (????) on recule !

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  3. J'ai presque les larmes aux yeux, je me retrouve dans ces mots... j'ai repris le boulot, j'en avais envie et il le fallait financièrement... mais voilà je manque toutes les premières fois, je suis fatiguée et ma Poupette me le montre. Je lis la joie dans ses yeux dès qu'elle me voit, elle a du mal à s'endormir le soir à force de m'appeler. Je crois qu'elle sait qu'elle ne me verra peut-être pas le lendemain matin... Bref, tout ceci me fait réfléchir.

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  4. C'est tellement vrai, toutes les mères au foyer ne sont pas de riches bourgeoises qui dépensent l'argent de leur mari à longueur de journée, ni de pauvres femmes soumises qui restent à la maison obligées par leur macho de mari !!!!
    Pour ma part, j'ai 3 enfnats en bas âges 5 ans 4 ans et 10 mois et j'aimerais retravailler mais je n'y gagnerai rien financièrement (frais de déplacement, frais de garde, ...), de plus c'est aussi un choix de vie de mettre de la souplesse dans l'organisation de la vie familliale. On vit avec 3 000 € tout compris dans une région où le logement est très cher (1000 €/mois), alors être imposé en plus nous achèverait financièrement.
    Les femmes veulent bien reprendre le travail mais à des conditions que les employeurs ne sont prêts à accepter, dommage j'ai plein de choses à apporter à l'entreprise qui me donnera ma chance ! Et c'est sans parler de l'image péjorative de la mère de famille dans le monde du travail...

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  5. bravo pour cet article qui soulève les bonnes questions! je suis d'accord qu'on laisse les mères qui le souhaitent être avec leurs enfants! pour ma part, j'ai besoin d'aller travailler de sortir de la maison de ne pas être 24h/24 avec mes enfants, je travaille à 80%, soit 3 jours pas semaine (je suis enseignante) ce qui me laisse quand même du temps pour ma famille!

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