jeudi 11 juillet 2013

Il est parfois bon de cesser de se plaindre de ses enfants.

J'ai les pieds sur Terre. Je sais relativiser quand un truc dégueulasse me tombe dessus. Je sais aussi comment éviter de prendre la grosse tête quand il m'arrive un truc génial. Pour ma petite personne je suis réaliste.
Mon mari c'est un peu pareil. Il est calme et posé dans tout ce qu'il entreprend. Nous sommes plutôt bien assortis.

Mais quand il s'agit de nos enfants c'est la débandade totale.

Une montée de température et je ne dors pas de la nuit. Ma petite qui pleure un peu plus que d'habitude et je m'en vais compulser mon Lolo (Laurence Pernoud). Et l'homme il lui suffit de voir son fils boitiller un petit peu pour qu'il vérifie qu'il n'a pas une jambe cassée...

Bref de vrais malades. C'est pour ça que quand nous avons réalisé que notre grand garçon de 3 ans révolus parlait peu et avait du mal a articuler correctement les mots ça nous a rendu super anxieux.

Après plusieurs recherches Gogole et retourné de fond en comble Doctissimo pour établir le diagnostique le plus accablant possible, nous avons obtenu de son pédiatre une ordonnance afin de lui faire subir des test ORL. Nous suspections une surdité non détectée ou des otites séreuses.


Premier rendez vous il y a 1 mois: RAS. Ses oreilles paraissaient en excellent état.

Pensez vous que nous nous sommes arrêté là? Non. Nous avons demandé une vérification. Selon nous il était trop petit pour que ce résultat soit a 100% fiable. En effet ce test faisait appel à l'intervention et la participation de l'enfant.  Ainsi aujourd'hui mon petit garçon s'est rendu à l’hôpital pour un test plus approfondi: Un audiogramme.

Comment ça fonctionne? Et bien il s'agit de faire dormir l'enfant puis de lui placer un casque sur les oreilles ainsi que des électrodes sur la tête.
Durant son sommeil on va diffuser des sons plus ou moins forts et vérifier que le cerveau est bien stimulé par ses sons et donc que les oreilles fonctionnent bien.
Nous avons du l'empêcher de dormir hier soir afin de bien le fatiguer. Il a du boire un médicament pour l'aider a s'endormir et puis le test a pu avoir lieu...

Rassurez vous. Les oreilles de mon fils vont parfaitement bien et il a même beaucoup apprécié d'être le centre de l'attention aujourd'hui. C'est nous qui en sommes sortis parfaitement retournés.
Pourquoi? Parce que pendant qu'on pratiquait ces tests sur notre enfant et qu'on nous assurait qu'il allait bien, dans le lit d'à côté il y avait cette petite fille. née juste un mois avant notre fils elle paraissait pourtant tellement petite.
Nous avons entendu les infirmières parler de son cas. Un cancer, la chimio, le traitement très lourd, son courage et celui de ses parents.

Nous nous sommes sentis tellement bêtes. Tellement nuls devant cette petite fille et ses parents. J'ai eu honte de mon attitude et de me trouver là alors que mon enfant se porte comme un charme.
C'était un peu comme venir leur cracher notre bonheur, ce bonheur dont nous n'avions pas conscience, celui d'avoir un enfant en bonne santé à la face.

Je suis rentrée chez moi et je vous jure que chaque fois que j'aurai envie de me plaindre de mon gamin ou de jouer à la plus malheureuse du monde, je penserai à cette petite fille et ses parents.

Il serait grand temps que nous apprenions tous a apprécier ce que nous avons.

6 commentaires:

  1. Et oui on a tjs du mal à relativiser qd c'est son enfant. On a vécu les 2ere années de Pépette ds les hopitaux (si tu as pu un jr voir sr mon blog l histoire). On se fait tjs du soucis même pour un rien. Au bout des 2 ans les docs se st rendu cpte que je faisais une dépression a force de culpabiliser alors que la faute ne venit pas de moi ms la mater. Et là pr tenter de voir un peu le bout je me suis dit qu il y avait pire ds la vie comme des maladie incurables et que Pépette etait qd meme meilleurs formes que ces pauvres petits enfant malades que l on a croisé svt à l hôpital des enfant. Vs etes parents et il edt normal que vs inquiétez l inverse serait justement bizarre. Ms se rendre cpte qu il y a pire ds la vie et de prendre les bons côtés m, il est vrai que c est mieux ;)

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  2. et oui c'est le propre de l'homme il me semble! on n'a conscience de son bonheur que quand on le perd ou alors que l'on est confronté à côté de nous à un grand malheur....je dirais que l'on fait attention ,on s'en rappelle un certain temps puis la routine reprend le dessus !
    il faudrait profiter du jour présent, être optimiste et voir le bon côté des choses mais hélas on n'y arrive pas tjs (je parle en connaissance de cause...).

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  3. salut
    oh oui comme tu as raison mais c'est normal c'est nos enfants notre centre du monde et on oublie l'horreur du monde exterieur! parfois ça fait du bien de revenir sur terre mais parfois je prefere etre ds ma bulle pour justement eviter de penser a ttes ces choses si injustes!
    je stress pour mes enfants et c'est normal maintenant je sais que je suis chanceuse neanmoins!
    bises et merci pour cet article

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  4. C'est vrai que l'on s’inquiète toujours pour ses petits loulous. Il faut arriver à faire la part des choses mais ce n'est pas toujours facile surtout si l'on part se renseigner sur goooooogle ou un simple rhume peut s'avérer être une grave maladie infectieuse LOL ;-)

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  5. Autant pour mes enfants je m'inquiète vite autant je ne m'en plains jamais (ou alors vraiment très rarement).
    Oui des fois elles sont pénibles, oui des fois elles sont bruyantes, mais je relativise beaucoup, il y a en effet BIEN PIRE, elles ne sont pas hyperactives, elles sont obéissantes et gentilles, m'en plaindre serait vraiment gonflé.
    Et quand je lis ces parents qui se plaignent tout le temps de leurs enfants et même les qualifie d'adjectifs vraiment durs, et bien ça me peine pour l'enfant et parfois je ne comprends pas comment on peut voir ses enfants de la sorte. Bien entendu, c'est facile pour moi de dire ça car je les trouve globalement cool mes filles, mais c'est aussi très subjectif ça, j'ai vu des parents qualifier leurs enfants de monstres pervers et nocifs alors que je trouvais l'enfant plutôt obéissant et sage (ensuite allez savoir comment ça se passe H24 hein).
    Bref, la tolérance est très personnelle, les inquiétudes le sont aussi, c'est important de relativiser mais cela ne doit pas dire que l'on doit culpabiliser si on s'inquiète nous aussi :)
    On proverbe disait: la jambe cassée de ton voisin ne rend pas ta cheville foulée moins douloureuse, truc du genre et je l'ai dit une fois à une amie qui avait honte de se lamenter d'une rupture alors que je vivais une situation vraiment difficile (rupture, à la rue, sans rien, sans famille...), et bien je lui ai dit qu'elle ne devrait pas, qu'elle avait le droit de souffrir, même si sa relation datait de peu, je peux dire que ce jour là elle souffrait bien plus que moi, et ça lui a fait beaucoup de bien d'entendre que oui elle avait le droit de souffrir même s'il y a pire.
    Mais je suis la première à toujours vouloir relativiser et tenter de mesurer notre chance (pas assez souvent ceci dit, on se plaint toujours trop vite)

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  6. chez nous c'est les dents ! l'angoisse :-/ c'est vrai qu'il y a pire mais plusieurs anésthésies (localisées) pour un petit garçon c'est pas marrant! j'espere que ça ira mieux pour ton canard! j'avais écrit un article sur la boite à meuh meuh pour dépister la surdité des jeunes enfants http://www.greenmaman.com/article-saviez-vous-que-la-boite-a-meuh-sert-au-depistage-auditif-pour-les-enfants-de-six-a-vingt-quatre-mois-62059787.html

    mais ton canard n'a plus 24 mois..je trouvais ce dépistage ludique et dédramatisant pour les enfants ET les parents ...

    bisous et bon weekend :) une semaine de 60h00 de bouclée pour moi!!!

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