dimanche 9 juin 2013

L'égalité parentale, les papas en colère.

Il faut prendre en compte l'engagement affectif des parents...
C'est ce qu'au détour d'une conversation m'a dit mon mari. Je voulais connaître son avis sur la question: Selon toi comment pourrait on donner plus de droits aux pères?

Lors d'une séparation sept fois sur dix la garde exclusive des enfants est accordée à la mère en France. Le père doit lui se contenter de quelques jours dans le mois (1 weekend sur deux) et la moitié des vacances scolaires.

Mon mari m'a demandé si j'étais pour la garde alternée et j'ai botté en touche. Je ne suis pas sure que partager la vie d'un enfant en deux soit la solution. Et comme il le dit lui même de nombreux papas ne souhaitent pas s'occuper à plein temps de leurs enfants.

Et c'est vrai il y a tellement de cas de figure. Il y a bien entendu ces pères qui ne se sont jamais occupés de leurs enfants et qui abandonnent allègrement lors de la séparation tout droit parental. Ils fuient loin très loin et on entend plus parler d'eux.
Mais il y existe aussi des mères démissionnaires ou inaptes. Mon mari parle alors de ces papas comme des hippocampes. Il assument parfaitement le rôle des deux parents, seuls.
Puis il y a ces cas de plus en plus nombreux aujourd'hui de couples totalement à égalité devant la parentalité.
Aujourd'hui de plus en plus de pères s'investissent dans l'éducation de leurs enfants. Une nouvelle génération de papas qui change la donne et qui proteste face au conservatisme des magistrats.
Je les trouve très sympas moi ces papas. Sauf quand certains d'entre eux remettent en cause les droits des mamans en arguant (je cite):
"Beaucoup semblent ignorer que nous sommes dans un temps où les pères s'occupent davantage de leurs enfants, que les pères de l'époque 1950 /1960 où la plupart des femmes ne travaillaient pas ''à l'extérieur'' et s'occupaient exclusivement de leurs enfants.
Depuis que les femmes travaillent '''à l'extérieur'' les enfants sont confiés, soignés,... éduqués en
pouponnières dès l'âge de quelques mois, et ensuite, en maternelles, à l'école primaire... où ils manquent de bonnes éducations traditionnelles..."

Ben voyons... Depuis quand faire garder son enfant parce qu'on travaille est le signe qu'on s'occupe moins de nos enfants? 
Plus de droits aux papas en cas de séparation oui mais essayons de garder un minimum de bon sens aussi et n'allons pas remettre en question les droits (durement acquis) des femmes.
L'engagement parental ne devrait pas se chiffrer au nombre d'heures passées avec les enfants. Mais à sa qualité.
Un père qui rentre certes très tôt du boulot mais pour s'affaler devant la télé avec les enfants qui jouent autour vaut il mieux que la mère qui rentre encore plus tard mais passera sa soirée à préparer les vêtements du lendemain, faire la cuisine et vérifier les devoirs?
Qui est le plus apte?
Qui est apte à le juger?
Et surtout comment faire pour juger si on se contente de dire: Je passe plus de temps avec mes enfants.
Sans préciser du temps à quoi faire...



Le mariage pour tous vient à peine d'être voté que déjà se pose la question de la filiation. Que feront ces mêmes magistrats demain face à ce couple composé de deux hommes? Ou de deux femmes?

Quand à moi qui n'ai aucun souvenir d'avoir un jour vu mes parents heureux ensemble je peux le dire: Peut importe les différents qui animent deux personnes elles ne devraient pas oublier que leur enfant est lui le fruit de leur amour et ne devrait jamais devenir une arme de guerre.

Priver un père de ses enfants pour le punir, enlever une enfant à sa mère pour la faire souffrir, ne détruira qu'une personne: L'enfant.

La garde alternée est elle la solution? Je ne pense pas qu'il faille l'appliquer à tous les coups. 
Que penser d'un papa qui lors d'une audience devant le juge des familles compara sa fille à une cannette de soda?
-Mr le juge, quand on met une pièce dans une machine. La canette, elle est à qui?

Et de cette mère qui force sa fille à accuser son père d'attouchements afin de le faire payer? Payer quoi?

Les comportements sordides de ces parents ne doivent pas faire oublier ces pères et ces mères qui aujourd'hui se rassemblent afin de faire changer les choses.



Plus de pavés chez:
Maman à L'ouest, Ces putains de cases...

12 commentaires:

  1. Je suis d'accord avec toi. Il est bien impossible de faire des généralités. Le terme de l'engagement affectif est très juste. Je sais de quoi je parle. Avec le père de ma fille, nous nous sommes séparés quand elle avait 18 mois. Pour la garde alternée s'est imposée comme une évidence. Cela n'empêche que ma fille me manque mais je sais qu'elle est bien avec son papa et qu'elle en a besoin autant que de sa maman. Cela fonctionne bien parce que c'est choisi, par nous 2, pour elle. Nous avons la chance de bien nous entendre bien que nous ne pouvions plus être un couple.
    Chaque enfant mérite SA solution, à mon avis.
    Beau pavé

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    1. Chaque enfant mérite sa solution! Que c'est bien dit <3
      bises

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  2. Oui, impossible de généraliser. Dans mon cas, pour le moment, le père veut s'investir en théorie. Il veut l'avoir une soirée par semaine et deux week-end sur quatre mais lorsqu'il arrive en soirée, il regarde à peine son fils. Du coup, moi, je ne comprends pas...Pour moi, l'investissement c'est être présent, mais pas seulement physiquement, c de l'engagement. Quand je verrai de l'engagement, je lâcherai du lest...

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    1. :/ je serai toi je ne comprendrais pas non plus.

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  3. Pour ma part, mes parents ont divorcé il y a 20 ans (j'avais 4 ans). C'est mon père qui a eu ma garde au tribunal car c'est ma mère qui a "quitté" le domicile pour un autre homme (sachant qu'elle ne m'a pas abandonnée hein ^^ Elle a juste quitté mon père).
    Après cette décision, mes parents très intelligents et logique à la base, ont décidé de mettre en place un système de garde alternée pour que je puisse profiter autant de mon père que de ma mère (les 2 travaillaient).

    J'ai toujours trouvé cette décision idéale et je n'ai jamais ressenti de problème ni d'impression d'être baladée de maison en maison.
    Quand j'étais ado, je restais plus longtemps chez l'un ou chez l'autre selon mes envies, tout simplement :)

    Je pense que la plupart des pères qui se battent pour avoir la garde (partagée ou exclusive selon certains cas) de leurs enfants, c'est surtout parce qu'ils les aiment et qu'ils n'imaginent plus vivre sans eux. Je pense que ce que tu cites reste une exception et pas l'explication que donnent la majeure partie des pères pour avoir la garde de leur enfant.
    Il ne faut pas penser que les hommes rabaissent les femmes pour avoir gain de cause.
    Je ne dis pas que c'est ce que tu penses :) Mais j'ai l'impression que c'est l'avis de beaucoup de monde sur ce sujet.

    Bonne journée :)

    Manon

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    1. Merci beaucoup Manon.
      Malheureusement si de plus en plus de papas malheureux utilisent cet argument. Les femmes travaillent et c'est aujourd'hui eux qui passent plus de temps et s'investissent auprès de leurs enfants.

      C'est malheureux :/

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    2. Bonjour,
      Je me permets une réponse, même si c'est la première fois que je viens sur ce blog.
      Ce que je vais dire ne signifie pas que je donne raison à ce comportement...
      Depuis des dizaines d'années, les mères savent qu'elles ont un "pouvoir" auprès des juges parce qu'elles sont "la mère" ! Du coup elles "chargent" les pères de manière déloyale, exagérée !! Soit pour faire du mal volontairement, soit pour l'argent... Combien j'ai vu de pères qui acceptaient les conditions de la séparation mais NON il fallait qu'elles en rajoutent une couche... Allant jusqu'au faux témoignage... Et effectivement, c'est l'enfant qui trinque car 1) il ne voit plus son père et 2) il entend de ces choses... l'image du père peut être détruite, par cette foutue "guerre d'adultes".
      Je me demande si ce que font aujourd'hui les pères n'est pas une désinhibition car comme le dit Julie plus bas, les pères ont longtemps été inhibés et jugés parce que "bouuuuh c'est pas bien de partir" ! De ce fait ils ne bougeaient pas... Aujourd'hui, ils jouent le jeu que beaucoup de mères ont joué avant eux...
      Je redis : je ne cautionne pas, mais je comprends...

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  4. J'avais une amie au collège qui passait 1 semaine chez son père, une semaine chez sa mère, ça leur convenait bien je dois dire, et aujourd'hui que son père est mort brutalement d'un cancer, je pense qu'elle doit être heureuse d'avoir pu en profiter autant malgré le divorce. Mais bon, c'est sur qu'il faut faire au cas par cas et que dans tous les cas ce n'est pas évident de faire un choix et ensuite de le mettre en place.

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  5. Beaucoup de choses intelligentes dans ton article :)

    Si je peux ajouter quelque chose, pour vivre avec un papa qui a un petit de 4ans d'un précédent mariage, pour prendre en compte les droits des pères, je pense qu'il faudrait surtout arrêter de juger les comportements des pères sur ce que nous pensons être un bon ou mauvais comportement. Si beaucoup de pères ne demandent pas la garde, c'est aussi parce que beaucoup se sentent "inhibés" ou jugés dans leur comportement avec leurs enfants et au final, la mère pensera toujours mieux faire que lui.
    Tout ça pour dire que les schémas classiques étant explosé avec le nombre de divorce, je pense qu'il faut aussi revoir notre façon de penser la parentalité. Père et mère, chacun à ses avantages pour le développement d'un enfant.

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  6. Et si on prenait aussi plus en compte la parole de l'enfant? Il a son mot à dire sur où il veut vivre, non?
    Je pense qu'on devrait en effet donner plus de droits aux pères et ne pas partir de l'apriori que parce que c'est la mère, une femme quoi, elle va forcément prendre mieux soin de(s) enfants.
    Les premiers divorces de couples homosexuels apporteront un peu d'air frais: moins de préjugés basés sur le sexe des parents, plus de réflexions sur la place et le bien être de l'enfant et la compétence des parents.

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  7. Je suis on ne peut plus d'accord avec toi. Lors de son divorce, mon cousin n'a pas obtenu la garde de sa fille adoptive, bien que la mère n'en ai jamais rien eu à faire, de sa fille. Elle s'en est servie comme arme pour lui faire du mal, alors que pour mon cousin, elle était tout. Le seul pas que son ex n'a pas franchi a été d'interdir à leur fille d'assister à l'enterrement de son père. Et oui, une fille vient de perdre son père à 13 ans, père dont elle n'a pas pu profiter autant qu'elle l'aurait voulu à cause du comportement stupide de sa mère... C'est bien encore une fois, l'enfant qui trinque...
    Je me rappelle qu'à l'âge de 7 ans, elle pleurait déjà dans les bras d'une assistante sociale en disant qu'on l'empêchait de voir son père... Et de dire à sa mère "De toute façon, tu es méchante, tu fais du mal à Papa", sans que personne ne lui parle des différents entre parents. Un enfant ressent beaucoup plus, et comprend beaucoup plus qu'on ne veut bien le croire. Il est temps de les écouter.

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  8. Beaucoup de papas réclament la garde alternée, mais comme toi je pense que chaque cas est différent et ce n’est pas adaptable pour tous les enfants...

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