lundi 10 décembre 2012

Un enfant sur cinq est pauvre en France.

Un enfant sur cinq est pauvre.
 Les moins de 18 ans sont plus particulièrement touchés: leur taux de pauvreté a progressé de 1,9 point en 2010, atteignant 19,6%.
-Les jeunes ne sont pas mieux lotis: la part des 18-24 ans vivant sous le seuil de pauvreté a atteint 22,5%. -19,4% des étudiants vivent sous ce seuil. 
-Dans les Zones urbaines sensibles (ZUS), le taux dépasse même 40%.
Plus d'un million de jeunes sont ainsi confrontés à des situations de grande précarité.

Je ne vais pas en rajouter une couche. Je n'ai pas envie. Pas la force. Les chiffres sont assez parlants.
Celui qui m'a le plus touchée c'est le pourcentage de jeunes vivant "sous" le seuil de pauvreté.
Je ne suis plus étudiante depuis quelque temps mais je n'ai jamais oublié ces dures années. Je me souviens des deux boulots cumulés. Du loyer de 500 euros avec une bourse de 400e... l'équation est vite faite quand on a 100e d'aide au logement, l'électricité, l'eau, le gaz, les transports, ses frais de scolarité, ses bouquins et sa nourriture à payer.



Pour beaucoup de personnes un étudiant c'est encore aujourd'hui un fainéant. Un assisté qui touche une bourse à glander. Peu de personnes savent qu'un étudiant sur cinq ne mange presque jamais de viande. Qu'il doit travailler deux fois plus pour un salaire de misère. C'est souvent lui derrière la caisse du McDo, elle à la grille de l'école qui cavale après les cours pour récupérer vos enfants. Et encore celui là aux inventaires après minuit. Debout aux aurores pour distribuer les journaux...

Parfois je l'avoue je ricane en lisant certains débats ici ou là. Allaitement vs lait infantile. Petits pots, produits bios... Parfois je me demande si certains se rendent compte du mépris dont ils font preuve envers les plus démunis.
Alors que d'un coté certains s’enorgueillissent de ne manger que des produits frais, bios et sains; de l'autre il faut savoir que d'aucuns se battent pour manger tout court.

Alors oui c'est génial de se battre contre le gavage des oies, les corridas et les ptis pots industriels mais quand quelqu'un a faim il s'en fout de savoir si il a été allaité un jour, il s'en fiche de savoir si sa mère lui faisait des ptis plats maison ou lui filait de l'industriel...

Les Pavés c'est aussi chez:

Linosqui, Célibataire vs Couples: attention c'est pas tendre!

La Nouvelle Eloïse,Le sexe à la papa...

Lulu et sa Tribu, Gauche ou droite même combat?

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21 commentaires:

  1. Bonsoir!
    Ces chiffres m'ont fait réfléchir...oui, en France, les gens pauvres sont de plus en plus nombreux.
    La pauvreté touche les jeunes, les femmes seules, les travailleurs...on peut tous être concerné un jour...
    Ne pas l'ignorer...aider, agir...

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    1. Ce soir je devais aider pour la soupe populaire... peut pas pour cause de bidon. Mais purée on manque de bénévoles!

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  2. Bonjour!
    J'ai connu la précarité moi aussi, maman solo avec un petit salaire, je ne savais parfois pas comment trouver à manger à midi et me suis parfois contenté d'une demi-baguette au déjeuner. Cependant je ne suis pas sûre qu'opposer ces chiffres plus que préoccupants à ceux qui choisissent de manger bio ou fait maison soit très productif.
    En effet, pourquoi ceux qui ont les moyens de s'interroger sur ce qu'il y a dans leur assiette ne pourraient-ils pas le faire, en vertu du fait que certains n'ont pas assez? Ces deux choses n'ont rien à voir à mon avis.
    Ceux qui peuvent se permettre de manger bio ne devraient-ils pas le faire parce que certains ne peuvent se payer le nécessaire?
    en ce moment je me bas contre la malebouffe dans les écoles par exemple, et pour l'introduction du bio dans les cantines. Et je suis convaincue du bien-fondé de cette idée.

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    1. Je ne critique pas les gens qui mangent bien. Juste assez des débats stériles sur le sujet. Quand on a les moyens de s'interroger sur le contenu de son assiette pourquoi profiter et critiquer ce qu'il y a dans l'assiette de l'autre quand certains n'ont rien...

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    2. Bon j'étais en train de rédiger un commentaire qui va dans le sens de celui de PetitDiable, mais je vais carrément en faire un billet pour demain matin. ;0)

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  3. bonsoir,
    oui ces chiffres sont alarmants et malheureusement trop réel...Il faut donc faire évoluer les choses et pourquoi pas proposer son aide à son / ses voisins si on voit qu'ils sont dans une période difficile: un petit coup de pouce parfois fait un bien fou. Plus d'humanité les uns envers les autres et se préoccuper de l'autre.
    par contre je suis d'accord avec le commentaire précédent je vois pas le rapport entre le lait industriel, le bio....:(

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    1. Désolée si j'ai un peu égratigné quelques susceptibilités. Mais voilà moi ça me choque de lire des commentaires désobligeants sur les ptis pots alors que certains gamins seraient bien contents d'en avoir. Quand on peut se payer le luxe de choisir ce qu'on mange il faut aussi songer que c'est pas le cas de tout le monde :/

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  4. C'est des boomerang tes pavés ou quoi ??
    Hihi ! Bon je sais, suis nulle de faire de l'humour sur un sujet pas marrant mais bon ...zavé envie !!!!!

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    1. mais lol ^^ si je commençais à avoir peur des réactions lorsque j'écris un truc ben je fermerai direct boutique!
      ;)

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  5. En ces temps de crise c'est de plus en plus chacun pour sa pomme et pitain que ca fait mal . L'autre jour j'ai donné des habits de mon fils au secours populaire et tu serais etonné du nombre de personnes qui m'ont dit bah pourquoi tu les as pas vendu ., bah parceque ...grrr ! Bref tout ca pour dire le monde tourne pas rond :( emmanuelle mollé !!

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    1. Pareil. Pour bébé2 je dois tout racheter j'avais tout donné.
      Avec ce froid je vois des enfants dans la rue ça me tue!

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  6. ben oui c'est pour ça que coluche à une belle place sur mon blog en ce moment j'achete beaucoup au marché c'est pas bio mais c'est pas cher 1 euro la cagette à partager en famille ou copines on trouve pas ça dans le bio ! bisous mon blog anniversaire c'est jusqu'à jeudi ^^ chouette ta nouvelle déco :)

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    1. Merci pour la déco! Et c'est vrai que ces prix là on ne les trouve pas dans le bio... si tant est que le vrai bio existe :/
      Bises

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  7. Pour le bio et les histoires d'allaitements je peux comprendre ce que tu dis.
    La ou je bloque c'est quand tu parles de la protection des animaux, quel est les rapports entre ceux qui ne peuvent pas manger et la souffrance animale ?

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    1. Il n'y en a pas. C'est juste que cela me choque (et c'est personnel) qu'on puisse se battre pour sauver des poules quand juste en bas de chez soi un mec crève de froid.

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  8. Ma petite soeur est étudiante. Elle n'a que 400euros de bourses par mois pour vivre. Mon autre soeur n'a pour le moment qu'un mi-temps, et gagne environ 500euros par mois. Mes parents ne peuvent pas vraiment beaucoup les aider toutes les deux. De notre côté, on l'aide comme on peut... Celle qui est étudiante ne peut pas bosser à côté car elle a trop de travail avec ses cours.
    Tout ça pour dire, que je sais ce que c'est de vivre sous le seuil de pauvreté (nous aussi avec mon cher et tendre on est passé par là), et que franchement, ça m'énerve de savoir qu'ils en chient tous autant alors que d'autres gaspillent ou profitent du système...
    Bref, je fais ce que je peux à mon niveau...

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    1. Elles ont de la chance d'avoir une grande sœur! Chez moi je suis l'ainée alors je savais que mes parents ne pouvaient pas m'aider avec ma ptite sœur derrière. La vie n'est facile pour personne mais c'est devenu encore plus dur ces derniers temps :/

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  9. Quand j'étais enfant, j'étais pauvre. Ma mère nous élevait seule, tous les quatre. Elle se privait pour qu'on puisse manger à notre faim. On bénéficiait de l'aide alimentaire pour le nécessaire (lait, farine, pâtes, riz) et on avait un jardin qu'on cultivait tous.
    Une fois étudiante, j'avais une bourse qui payaient tout juste mes frais de scolarité. Je bossais toutes les vacances pour payer le loyer, les livres, etc. Pas pendant les cours, je n'avais pas le temps. J'ai toujours vécu en colocation. Mais j'en ai mangé des patates! Pas de viande, ça ne me gênait pas, je n'aime pas vraiment ça. Mais pas de menus variés ni équilibrés! Je ne me rendais pas compte que j'étais pauvre. Pour moi, c'était normal, c'était la vie d'étudiante. Je ne sortais jamais, je n'avais pas les moyens d'aller au ciné ou en boite. Mais ça ne m'a pas manqué, je n'ai aucun regret.
    Alors aujourd'hui, j'ai un travail, je ne manque de rien et je donne des produits lorsqu'il y a des collectes. Parce que 2 ou 3 euros sur un plein de courses, ce n'est pas grand chose, mais ça peut vraiment aider une famille.
    Je soutiens aussi les causes animales (je suis de tous les combats :-))

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    1. J'avais pas de thune pour les patates :/ je mangeais des pâtes celles de Lidl qui fondent en bouillie.
      Quand je parle des causes animales ce n'est pas pour les dénigrer. Je pense qu'il serait tout de même souhaitable que certains regardent ailleurs qu'au bout d'une truffe de temps en temps. Aimer les animaux autorise il à nier l'humain?

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  10. 5 ans de cité U : 200€ de loyer, bourse de 350€ + APL...j'ai lâché la bourse (et donc les APL) pour me salarier. 600€ - 200€ - le transport - la fac (car étudier n'est pas gratuit, il faut des livres et des cahiers)- les repas de cité u, il restait pas grand chose...

    Régime alimentaire : le midi resto U (le menu le moins cher et le plus équilibré de l'étudiant qu'un sandwich), le soir pâtes aux pâtes ou riz au riz. La viande (la vraie pas celle du resto U) c'était que le week-end quand monsieur venait se taper l'incruste, il payait le menu et donc la viande.

    50% des étudiants se salarient. 80% de ces étudiants arrêterons leurs études avant la fin du 1er cycle. Ces chiffres ont 10 ans, je pense que c'est pire maintenant.

    Malheureusement on ne peut rien faire pour changer cela. A notre échelle, nous agissons comme nous le pouvons, je donne aux collectes, je parraine à l'international. Tu fais la soupe populaire. En prêchant autour de nous, on prêche des convertis, il faut en parler ailleurs, chercher de nouveau soutien. C'est ça le plus dur malheureusement, beaucoup préfère rester le cul sur leur canapé en disant "oulala quelle misère" plutôt que d'agir.

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    1. Je pense au contraire que nos billets ont une réelle portée. Plus que nous le pensons. En tous cas je regarde ou s'en vont les gens après avoir lu mes billets et très souvent j'ai de bonne surprises. Aujourd'hui 20 personnes se sont dirigées vers des articles traitant du sujet.
      C'est bon signe!

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Une bouteille à la mare?