dimanche 24 juin 2012

Qui aime bien châtie bien.


Nous connaissons tous ce proverbe. Moi en tous cas je l'entendais souvent dans la bouche de ma mère.
-Tu me trouves dure aujourd'hui, mais demain tu me remercieras...
Nous sommes demain et si je n'irai pas jusqu'à remercier ma mère pour son éducation quasi militaire, ses punitions fréquentes et sa logique indiscutable; je dois avouer que si elle n'avait pas été la mère qu'elle a été je ne serai surement pas devenue la femme que je suis aujourd'hui.

Je suis malgré moi obligé d'admettre que sa rigueur à porté ses fruits autant pour moi que pour ma sœur. D'un point de vue purement académique nous sommes toutes deux des personnes instruites et cultivées.
Vous allez surement me rétorquer que l'éducation ne doit pas être forcée. Je vois déjà certaines me rétorquer que cette érudition va de paire avec la frustration que ressent l'enfant obligé.


Jusqu'à il y a peu, je pensais comme vous. Je pensais qu'une bonne éducation ne devrait reposer que sur l'amour que l'on porte à son enfant. Je pensais que l'attention, la tendresse et la patience étaient bien meilleurs outils que la rigueur et les punitions.

Je n'en suis plus si sure maintenant!Je me pose beaucoup de questions. Depuis que je suis moi même maman, je suis obligé de passer du stade supputation à expérimentation. Mère la rigueur ou Maman Poule: mon cœur balance. Mes souvenirs d'ancienne instit remontent à la surface. Je me souviens avec douleur de mes propres pensées à la vue de tel ou telle élève à la dérive. Je me souviens de mon mépris pour ces parents si "faibles" devant leurs enfants. Aveuglés par l'amour?

L'amour! Cet amour qui dévore les savoirs. Un amour inconsidéré qui nous pousse nous parents à une passion, une sentimentalité si excessive qu'elle nous rend incapables de transmettre autorité et de les faire travailler suffisamment pour que les savoirs fondamentaux soient pleinement acquis.

Il nous suffit de comparer nos enfants si intelligents soient ils aux générations des siècles passés pour réaliser à quel point nos jeunes ont aujourd'hui perdu en capacité de travail. Quand on se plonge dans la bibliothèque que les jeunes romantiques comme Hugo ou Gautier avaient déjà absorbée à l'âge ou nos jeunes passent aujourd'hui le BAC cela a quelque chose d'effrayant.

Baise de motivations? Déclin de la capacité de travail? Ou tout simplement que les jeunes d'aujourd'hui ont accès à un éventail d'informations, d'expériences et de réflexions incomparablement plus large?

Je ne cherche pas par ce billet à faire l'apologie des siècles passés ou mettre en exergue l'éducation à la trique et au martinet.Seulement nous aimons aujourd'hui tellement nos enfants, et nous avons tellement envie d'en être aimés que nous manquons souvent de cette autorité sans laquelle l'éducation devient...difficile.

Pour plus de pavés je vous conseille de vous rendre :

Chez Petits Diables! Elle vous parle aujourd'hui de la désinformation qui entoure l'allaitement.

Chez Catwoman! Qui en a franchement marre qu'on la colle à la plage! Allez viens les noyer dans ma mare tes gêneurs!

Chez Latetedanslesetoiles! Qui s'interroge sur la dangerosité du chlore dans les piscines. Surtout pour nos petits bébés nageurs!

Chez Mamananonyme! Qui réponds au billet de Petits Diables sur le sujet: Tu accoucheras dans la douleur.

Chez Maman Chat! On discute politesse et respect des ainés!

Chez Mowgouaille! On parle relations virtuelles ou plutôt incompréhensions virtuelles!

Chez Linosqui! On parle bébé de compet!

Chez Un poulet une poulette un poussin ! On parle caisses prioritaires!!!

28 commentaires:

  1. Cet article vient fort à point ce soir ... Je suis tout à fait d'accord avec toi et je me dis que cette "psychorigidité", c'est pour son bien, même si des fois ça fait juste mal.

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    1. Je suis en plein dedans! Il hurle! Depuis 1 heure. Veut me pousser dans mes retranchements. Je ne craquerai pas mais oui: ça fait mal.

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  2. un article qui m'interpelle ! oui je suis d'accord avec toi il faut essayer de faire la part des choses et on navigue sans cesse entre amour et autorité....par contre après 3 enfants, je peux dire que mes deux premiers n'ont pas eu besoin d'autorité pour obéir, une explication et de l'amour leur suffisait ! là avec le 3ème (que nous élevons pareil, enfin jamais vraiment pareil car forcément il y en a eu 2 avant et qu'il n'est pas né non plus au même moment de notre vie..) et bien là on s'oppose, il hurle , fait des colères (réellement effrayantes !!) et là je me dis que l'on a raté quelque chose mais ou ?? donc il faut etre plus strict avec lui et c'est pas facile quand on n'en a pas eu l'habitude !
    Bref pas facile tout ça, je crois que chaque enfant est unique et qu'une éducation doit se faire au jour le jour en fonction de l'enfant...ce qui a marché sur un enfant ne marchera pas sur un autre: c'est bien là le problème, sinon nous aurions un beau manuel à suivre , cela serait bien plus simple ^_^!

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    1. Effectivement. Il faut composer avec la personnalité propre à chaque enfant. Et puis aussi avec son vécu sa propre personnalité. Je t'avoue que parfois j'aimerai bien un manuel 100% réussite. Ce serait vraiment plus simple ;)

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  3. A mon tour de venir chez toi! Aux vues de mon billet tu auras sans doute compris que je suis plutôt branchée psy...
    La place même de l'enfant a changé dans la société. Depuis Dolto on leur parle! On les considère comme des êtres humains avec de réels besoins!
    L'amour inconsidéré n’entraîne pas forcément le tout laisser faire.
    Nous sommes à la croisée des chemins entre l'enfant roi et le rééquilibrage!
    Aimer son enfant c'est aussi lui dire non mais en 2012 on ne devrait plus le faire dans la force mais dans le dialogue et putain que c'est long et épuisant mais tellement plus positif à mon sens!

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    1. C'est vrai! C'est tellement plus gratifiant quand au bout d'un vrai échange on voit que son enfant a compris. Je me sens plus apaisée moi même quand je fais l'effort de comprendre ce que mon fils ressent. Mais oui c'est usant crevant et tellement long. Parfois je perds juste patience et c'est dommage. Après j'ai d'autres questions. Comment tout cela va il évoluer? Cette méthode peut elle évoluer dans le temps à tous âges pour tous les enfants même les plus têtus?
      La parentalité *gros soupir.

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  4. j'adore le désign du blog, bravo, continuez!

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  5. Je suis souvent trop stricte je crois, même si je les aime follement, j'espère que ça portera ses fruits ! ;-)

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    1. J'en suis persuadée! N'oublie pas que tu es une lucky girl! :)

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  6. Autorité, parole, laisser-faire, retenir...bref éduquer, éveiller...pas facile de trouver le juste milieu, le bon dosage, la bonne façon de faire...on navigue à vue, chaque jour est différent...l'essentiel est d'être cohérent (bon, quand on perd patience, pas facile!!) mais que c'est délicat à faire.
    J'apprends tous les jours le métier de maman, je me perfectionne mais je ne serai jamais parfaite...nous voulons juste des enfants éveillés, bien dans leurs baskets, polis, sociables...on verra dans quelques années;-))

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    1. Je suis comme toi je veux qu'il soit bien dans ses baskets, poli et sociable mais je veux aussi qu'il gagne! J'ai envie qu'il réussisse sa vie au sens ou on l'entend aujourd'hui. Et je crois que pour ça il faut plus. Plus de rigueur surement. En tous cas c'est l'avis de mon mari. Je suis perdue je l'avoue.

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  7. bon moi je suis plutot genre mère stricte. Et à un moment, je me disais meme trop stricte. ceci dit, ça payait! mon loulou était premier en tout. mais je sais pas, ça me dérangeait. alors j'ai tenté de relacher le cadre, de lui laisser faire ses erreurs... et bien la réaction a été immédiate: violence extreme, du coup psy. et ben tu sais quoi, mon loulou a besoin de ce cadre strict pour etre rassuré (bon y avait pas que ça comme probleme hein pour expliquer la violence!). En tout cas, tout en étant toujours à l'écoute, en etant parfois mere poule aussi (ben oui, j'ai dit que j'étais stricte, pas bourreau d'enfant! ;)) mais en rétablissant le cadre fermement, les crises de violence sont parties en 2 jours! finalement, ça le rassurait et ça l'aidait à avancer... j'ai juste continué de relacher la pression pour l'école (on passait un temps fou sur les devoirs)... bon ben il était 5e de sa classe avant... il est passé 1er...:)

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    1. Merci Linotte! Je me demande si quelque part je n'étais pas moi même ce type d'enfant.
      Heureusement que tu as pu reprendre les choses en main sans que les dégâts soient irréversibles. C'est très touchant ce que tu dis. Ce besoin de cadre. Cela expliquerai bien des choses pour notre société actuelle.
      Bisous merci encore.

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  8. Pour l'heure il est encore trop tôt pour parler d'éducation chez nous car la Sucrette n'a pas encore 10 mois.
    Pour autant, ce sont des questions que je me pose. Mais tout comme toi, il me semble inévitable de poser des limites et des interdits pour que ton enfant se construise dans de bonnes conditions. Il me paraît nécessaire de se montrer quelquefois stricte avec ton enfant même si dans le même temps cela doit fendre le coeur.
    Il faut se dire que cela participera à en faire de belles personnes avec des valeurs qui leur permettront de vivre pleinement en communauté.
    Je tente une 1ère participation à ton rendez-vous ici:
    http://tetedansetoiles.blogspot.fr/2012/06/le-chlore-pour-les-bebes-ca-le-fait-ou.html

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  9. Merci Isabelle pour ton premier pavé. Il me touche très personnellement. Je suis en effet allergique au chlore. Merci pour ton questionnement.
    Et concernant notre sujet ici présent tu mets le doigt sur quelque chose: la douleur de dire non. Je me demande si nos parents et arrières ressentaient aussi cela ou si c'est plus lié à notre génération de parents. C'est troublant c'est amour si passionnel que nous portons à nos enfants.

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  10. Alala si seulement il y avait une méthode miracle ! Le problème est qu'il y a différentes méthodes et différents individus. Les enfants sont de petites personnes qu'il faut aussi prendre en considération et bien que ce soit des enfants, ce sont aussi de petits Hommes, avec leur caractère, même jeune ! Et tant mieux qu'ils s'affirment ! C'est déterminant pour leur vie de plus tard !
    Il existe des bouquins, mais chacun a sa version, un peu comme chaque parent. Même les parents d'un seul enfant ne sont pas forcément d'accord sur tout.
    On pense faire au mieux alors on fait ainsi, on ne peut pas savoir à l'avance de quoi demain sera fait.

    Au fond de moi, je suis persuadée que la douceur et l'amour sont suffisants. Mais cela ne signifie en rien dire oui à tout, ou ne jamais dire non à son enfant. La frustration est importante puisqu’omniprésente dans la vie. La discipline mais d'une manière douce, brimer quelqu'un ne l'a jamais aidé à apprendre. La peur non plus.

    Voici un petit pavé pour toi, comme promis! http://maman-chat.com/2012/06/25/les-aines-et-la-politesse/

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    1. Merciiiiii!!! Et merci de ton témoignage! Je suis bien d'accord!

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  11. Salut Mère Cane!
    Pour le niveau de l'instruction, baissant inexorablement, j'y ai également réfléchi, et j'ai trouvé cette réponse: le niveau baisse parce que l'éducation s'est démocratisée. Il y a un siècle, tout le monde n'allait pas à l'école longtemps, pas du tout, et pas avec autant d'assiduité. Il y avait des filières pour ceux qui n'avaient pas le niveau d'excellence. Et tout au long du 20ème siècle, cette propension s'est de plus en plus développée, pour en arriver au collège unique (une belle bourde selon moi, mais c'est un autre débat). Nos parents pouvaient passer le certificat d'études en fin de CM2 et c'était fini pour eux, pas de collège. Seul les forts allaient loin, donc le niveau était forcément meilleur. Tu rajoutes à ça le nivellement vers le bas des examens, ben oui forcément pour emmener 80 % des gamins au bac, faut pas qu'il soit trop dur, le bac, et tu obtiens un niveau baissant général à âge égal. Et ca explique également l'allongement de la durée moyenne des études: pour engranger autant de connaissances que nos aïeux, il faut donc, du coup, étudier plus longtemps!
    Sinon pour le reste, j'ai élevé ma Pouillette "à la dure" sans la frapper, mais en étant très stricte, et je ne regrette pas du tout. Je compte bien faire de même avec le Cromignon.

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    1. Ton explication tient la route! Je n'y avais pas songé je l'avoue. Car dans le temps parler correctement et assimiler une énorme masse de connaissance était monnaie courante dès les petites classes. Aujourd'hui à âge égal un enfant de 7 ans d'il y a 60 ans est 10 fois plus instruit qu'actuellement!
      C'est énorme!
      Je compte bien redresser au plus tot la barre avec le canard! Il est bien trop gâté!

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  12. je voulais juste rajouter à mon com ce que nous a dit la psy. Il n'y a pas de recette. pas de cadre modèle à mettre en place. il faut juste trouver le cadre dans lequel chaque parent et chaque enfant va pouvoir s'épanouir... :)

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    1. +10! Une très belle maxime! Merci du partage!!!
      Bisous!

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  13. eh oui, un enfant a besoin de limites. Et nous, on n'aime pas du tout du tout le voir triste, pleurer etc... Pas facile comme équation...
    Mais bon, comme d'autre l'on déjà dit, il n'y a pas de règles et il faut faire comme on le sent, selon l'enfant, les parents etc etc...
    Un enfant n'est pas l'autre de toute façons, et ce qui marche avec un, ne fonctionnera pas avec d'autres.
    Bref, c'est pas simple...

    Sinon, je t'ai fait un pavé :
    http://tanierefarfadine.blogspot.fr/2012/06/david-contre-goliath-au-feminin.html

    voilà voilà.... ^^
    Bonne journée!

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    1. Merci du pavé Mme ^^ et Surtout merci d'avoir partagé avec moi ton avis que je rejoins. Si je sens que je suis trop laxiste c'est surement vrai quelque part. :/
      Bisous

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  14. Tout à fait d'accord avec le constat. Après, le plus dur est de faire la part des choses, et de trouver un juste milieu entre rigueur et amour, la joie d'être parent !

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    1. Et ouaiss!!!!! Pas facile pas facile!!!

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  15. J'ai eu une mère très stricte, et quand je compare avec celle de mon chéri, je me dis "tant mieux" (oups pour la BM ^^) qui elle est très laxiste (mais qui l'a été moins avec l'ainé, mon homme ouf).
    J'avoue être un peu stricte car j'en connais les bénéfice, tout en essayant d'être assez souple ( contradictoire??)et câline, car ça ma mère ne l'était pas trop et ça m'a manqué!

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    1. Marie tout pareil que toi. Sauf que ma mère était tellement stricte que j'ai peur de devenir une seconde elle. C'est surement ce qui me freine avec mon fils. J'ai peur de l'image qu'il pourrait avoir de moi aujourd'hui et plus tard. C'est horrible!!!

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