vendredi 11 mai 2012

"Rien ne peut compenser une seule larme d'un seul enfant"? Vendredis Intellos.


"Rien ne peut compenser une seule larme d'un seul enfant"  de Fiodor Dostoïevski , Les Frères Karamazov.

Il y a pleins de trucs chouettes dans mon travail. Les élèves qui enrichissent notre connaissance de leur propre culture. La possibilité de travailler au bout du monde! Mais surtout les collègues! J'ai la chance de côtoyer des personnes venant des quatre coins du monde.
Je déjeunais avec Anna une collègue Russe quand j'ai été attirée par un livre sur son bureau. Un Roman au titre prometteur.
Il s'agissait de l’œuvre majeure du célèbre auteur Russe Fiodor Dostoïevski: Les Frères Karamazov.

L'intrigue principale tourne autour des trois fils d'un homme impudique, vulgaire et sans principes (Fiodor Pavlovitch Karamazov), et du parricide commis par l'un d'entre eux. Chacun des trois fils représente un idéal-type de la société russe de la fin du XIXe siècle.
Ce qui m'a interpelé dans ce livre salué à sa sortie par Sigmund Freud c'est l'apologie qui y est fait du fameux: Complexe d’œdipe d'un point de vue masculin.

Voilà le topo:
Un petit garçon tout à fait bien dans sa peau se retrouve à un moment ou à un autre en conflit avec l'image paternelle. Inconsciemment il conçoit le désir de tuer son père! Désir latent jamais accompli demeurant fantasme.
Mais imaginez que ce père décède. L'enfant prend alors conscience de ses désirs latents et en conçoit une forte culpabilité.
Seulement dans ce livre les rapports qu'entretiennent les protagonistes sont d'une violence inouïe! Un des fils finira par passer à l'acte et tuer son père!
Un peu comme si nos actes mêmes isolés mettaient en mouvement un mécanisme menant inexorablement à la même conclusion.

D'où cette phrase que j'ai retenue. Cette Larme que rien ne peut effacer. Cette larme que rien ne peut compenser.
J'entends encore cette maman se demander si une séparation d'une journée pourrait traumatiser sa fille à vie!
Ce père qui hésite à dire non à ce fils craignant qui lui balance à la tête 10 ans plus tard!
Cette mère qui passe tout à ses jumeaux craignant la crise d'adolescence...

 Mon fils me reprochera il demain ce bonbon que je lui ai refusé?
Me mettra il à l'hospice pour ce jour ou je suis sortie au ciné?
Et cette tape sur la main... cachez les couteaux dans 16 ans...

Je n'y crois absolument pas... 

Ceci est ma participation aux vendredis intellos de Mme Déjantée.


10 commentaires:

  1. Je suis comme toi, j'ai énormément de mal à avaler certaines théories et de voir des personnes en être convaincu me sidère et me fait me demander si on vit tous sur la même planète ?

    Je ne pense pas que ce soit une décision prise un jour par un parent qui va avoir des répercutions plus tard sur sa vie d'adulte (A moins d'un truc énorme mais pas le refus d'un bonbon quoi ...). Faut arrêter de se prendre la tête, on élève ses enfants selon les principes que l'on pense être les bons, et ça ira tout seul ^^

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    1. Ta réponse me rassure^^ C'est vrai que beaucoup de personnes surtout de parents prennent ces théories pour argent comptant! On lui fait dire ce qu'on veut au complexe d’œdipe...
      Bisousss

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  2. je remercie tous les jours mes parents de nous avoir dit "non"! je ne pose pas ce genre de questions: j'élève mes enfants en leur enseignant des valeurs et des devoirs que j'ai reçu dans mon éducation et qui m'ont satisfaits

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  3. Merci sincèrement de ta contribution!!! Je suis vraiment ravie de te revoir parmi nous!!!
    Je confesse immédiatement n'avoir jamais eu le temps de me plonger dans les Frères Karamasov...
    Je ne pense honnêtement pas que les rivalités et les jalousies qui peuvent émerger entre un père et ses fils, ou entre une mère et ses filles puissent être liées à une question éducative...
    Notre devoir de parent de protéger nos enfants, de les préserver des dangers et de leur poser pour ce faire un certain nombre de limites... Je suis justement persuadée que ces actions éducatives se positionnent à l'opposé de la toute puissance, de la volonté de contrôle, voire de possession de son enfant...
    Ces dérives existent, car il existe des mères intrusives et possessives, car il existe des pères despotiques et intransigeants (et vice versa!) mais je ne pense pas que cela ait à avoir avec une quelconque éducation!!!
    Quant aux théories de Freud, elles ont été en leur temps révolutionnaires, elles sont utiles et performantes dans un certain nombre de cas mais par pitié: il ne s'agit que de théories!!! ;)
    A quand un commentaire sur le délicieux "Pourquoi j'ai mangé mon père" sur les VI???

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  4. Effectivement la question peut se poser. Néanmoins il est aussi important de noter une faille de taille : le père Karamazov n'a jamais élevé aucun de ses fils (qui lui ont été retiré très jeunes), les rivalités avec le père n'apparaissent qu'avec l'âge adulte.
    Et même là, ils se retiennent du parricide (ce n'est pas l'un des 3 trois qui tue), car il garde conscience que, pour méprisable qu'il soit, il reste leur père.

    Autrement dit, vu le livre, je doute qu'un enfant élevé avec ses parents et des limites se mettent un jour à vouloir les trucider parce qu'on lui a dit non un jour, bien au contraire ^^
    C'est le manque de limites et de rôles clairs qui amènent les dérivent (comme le montre Dostoïevski mon idole)

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    1. Prise en flagrant délit de neuronage!!! Tu reviens quand dis dis dis ma Dark???!! Je suis OK si tu parles de Dostoïevski!! :D

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    2. J'attendais que ça se décante un peu niveau travail (bon, c'est pas gagné), mais sans doute jouable vendredi si je m'y prends bien !

      Sinon je viens de me relire...les dérivent ?? Boudiou je dois aller me coucher !

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  5. oula ça c'est du sujet...je n'y crois pas non plus et je pense justement qu'il faut savoir dire non (à bon escient) à nos enfants, cela les construit et puis cela leur apprend aussi la "contrainte"....

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  6. merci pour cet article!
    je suis du meme avis, il faut mettre des limites, et trouver un juste milieu entre NONNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN et OUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUiiii!!!!
    heureusement qu on m a dit non quand j étais plus jeune! :-)
    #FDM

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  7. Mon petit dernier de 20 mois est malade depuis mercredi ( rhino + 4 canines qui poussent) 2 nuits de forte fièvre où nous avons peu dormis.
    La nuit dernière, il va mieux , la fièvre est tombé mais le nez est toujours pris, il se réveille à 21h30 et refuse de se rendormir, vers 2h du mat je lui ai dit " je est fatiguée , je vais dormir, je ne reviendrai plus" : il a encore pleuré dans son lit une bonne demi heure avant de sombrer.
    Est-ce que je m'en veux : non, j'étais à bout, est-ce que je l'ai traumatisé: non il savent aussi qu'ils ont besoin de limites.
    La mère qui passe tout à ses enfants car il craint la crise d'ado : je me marre, je suis enseignante en collège et je vois bien les ravages d'une éducation trop laxiste. Oui, elle peut la craindre la crise d'ado, elle risque d'être atroce.

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