mardi 4 octobre 2011

Vogue ma galère!

C'est un fameux trois mâts fin comme un oiseau
Hisse et ho ! Santiano
Dix huit nœuds, quatre cents tonneaux
Je suis fier d'y être matelot
Tiens bon la vague et tiens bon le vent
Hisse et ho ! Santiano
Si Dieu veut, toujours droit devant
Nous irons jusqu'à San-Francisco....

Marcel avait toujours rêvé d'être marin. S'il était né brave gaillard aux larges épaules, sa mère aurait peut être acceptée de le laisser partir au loin sur le grand océan. Il aurait parcouru les 7 mers. Vécu de folles aventures. Mais Marcel était tout sauf costaud. Petit, maigre et poitrine creuse. Triste constat!
Il avait pour tâche de mener les vaches au pré ce qui ne l'enchantait guère. Les regarder brouter toute la sainte journée.

Un jour qu'il se morfondait. Une vache lui dit:
-Mon cher ami, je suis comme vous. Je vous comprends. Voyez vous comme c'est triste. Tester ici tous les jours à brouter. Ruminer. Brouter. C'est si monotone. Moi aussi je veux voir du pays. Associons nous. Vous êtes le Berger, je suis une vache. Une Vache est une monture adéquate, à la mesure d'un Berger tel que vous. Montez sur mon dos et partons voir du pays! Nous n'avons que trop moisis ici!

Aussitôt dit! Marcel bondit sur le dos de la vache et ils partirent.

Marcel découvrit sur le dos de la bête, des routes inconnues, qui les menèrent dans des contrées lointaines. Ils gravirent des montagnes, traversèrent des déserts de glace et des forets de feu! Ils marchèrent, marchèrent! Marcel ne descendait même plus du dos de la bête, tout à son aventure, ils ne s'attardaient nulle part. La chaleur d'un foyer, les sourires d'une femme, les tablées de victuailles les faisaient fuir encore plus loin. Ils ne s'attachaient à nul lieu.
Leurs aventures furent racontées dans des livres par des conteurs qui oubliaient leurs noms. Et puis un jour Marcel en eut assez. Il dit à la vache:

-Mon amie, nous avons vagabondé par monts et par vaux. Je me sens las. J'aimerai revoir le pays de mon père. Dormir dans un lit. Rentrons chez nous...

A ces mots l'animal fit une embardée. La vache en colère lui souffla!

-Ingrat! Tu voudrais me ramener à l'esclavage? Moi que tu disais ton amie? Moi qui t'ai offert le monde? Jamais tu ne reverras ton pays, jamais tu ne rentrera chez toi! Puis elle continua sa route!
Marcel essaya de descendre mais il était trop tard. Il ne savait plus. il avait passé tant de temps sur le dos de la vache que ses jambes et son corps ne lui appartenaient plus! Il était son prisonnier!

Il comprit alors dans quelle galère il s'était fourré! Dès lors quand on les aperçoit sur la route, femmes, hommes, enfants fuient ce cavalier et sa vache maudite et pour conjurer le sort, ils crient:

-Vogue, ma galère!

Vous êtes sur que ce n'est pas ça?

C'était ma participation au défi:C'est pas du tout ça"  de la Fée Passie !

Bon vu que Mme La fée était occupée et n'a pas eu le temps de donner la nouvelle expression pour cette semaine j'en profite pour poster mon explication!

4 commentaires:

  1. c'est pas la vraie explication (puisque la vraie, c'est moi qui l'ai! mais ça le fait quand même!!!!)

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  2. Je plussoie mes collègues : ça le fait ! En plus tu chouchoutes mes yeux avec un peinture pariétale, je suis comblée ! Le nouveau "C'est pas du tout ça" est en ligne !

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  3. Eh pas mal ! A chaque fois que je lis une nouvelle explication, je me demande où vous allez chercher tout ça ;)

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